France : les dessous de l’affaire Bettencourt-Woerth (1)

Un conflit familial lié à la succession de la fortune Bettencourt

Après des décennies de longs silences et de discrétion, depuis la disparition en 2007 d’André Bettencourt, la famille se déchire et fait la une des médias en raison du différent qui oppose Mme Liliane Bettencourt, riche héritière de la famille Schueller, fondatrice de l’OREAL, à sa fille Françoise Bettencourt-Meyers à propos de la gestion de la fortune familiale. La première suspecte sa fille de vouloir céder les parts (31% du capital de l’OREAL) au groupe NESTLE, la multinationale suisse qui détient une part importante du capital de la société.

A l’origine du conflit, M. François-Marie Banier, proche ami de Liliane Bettencourt, qui aurait reçu ces dernières années prés d’un milliard d’euros de la part de cette dernière. Sa fille considère qu’elle est manipulée par Banier et qu’elle n’a plus toutes ses facultés mentales pour agir en toute connaissance de cause et demande sa mise sous tutelle, prétextant une dilapidation de la fortune familiale. Ce qui vaudra très bientôt un procès-public à François-Marie Banier, suspecté avoir abusé des faiblesses de Mme Bettencourt aujourd’hui âgée de 87 ans. C’est dans ce con texte que des écoutes portant sur divers entretiens entre Mme Bettencourt et ses proches, recueillies à son insu par un maître d’hôtel, ont été largement diffusées dans les médias et sur internet fin juin.

Signe de l’importance des enjeux et de la détermination des parties à en découdre devant le tribunal de Nanterre, trois ténors du barreau de Paris se font face, dont Me Georges Kiejmann (Mme Bettencourt) et Me Olivier Mesner (Mme Bettencourt-Meyers). Les premiers accrochages entre ces derniers permettent de penser qu’ils vont se livrer un duel à mort, pour peu que le procès débute enfin.

Outre le trio d’avocats célèbres, ce procès met en scène la juge d’instruction, Mme Isabelle Prévost-Desprez et M. Philippe Courroye, procureur de la République de Nanterre ; deux fortes personnalités de la magistrature que se sont longuement opposées par le passé et qui ne s’apprécient guère. Tous les ingrédients sont réunis pour que cette affaire tienne les français en halène dans les mois à venir, au risque d’une décision qui ne satisfera personne.

Quand certains tentent d’exploiter des enregistrements illégaux pour mettre en cause un ministre

C’est à partir de ces enregistrements, toujours non authentifiés, entre Mme Bettencourt  et ses proches, dont son homme de confiance, Patrice de Maistre, que certains médias n’hésitent pas à mettre en cause Eric Woerth, accusé de conflits d’intérêts en raison de sa fonction de ministre du Budget et de sa proximité, via son épouse, avec la première fortune de France.

Le 2 juillet 2010, le tribunal correctionnel de Nanterre s’est donné quelques semaines pour s’assurer de l’authenticité et de la fiabilité des écoutes recueillies illégalement. Pour autant, certains médias sans vergogne n’ont pas hésité à extraire certains propos relatifs à M. Woerth pour les livrer en pâture à leurs lecteurs sans prendre la moindre précaution. Tout est bon à prendre pour faire de l’audience !

Sur plus de 32 heures d’enregistrement, pourquoi s’être précipité sur les quelques passages relatifs à Eric Woerth, en l’accusant aussitôt d’être intervenu à plusieurs reprises, en faveur de Mme Bettencourt, dans le cadre de ses fonctions ? Pourquoi, d’un seul coup, certains sites qui se disent d’information, politiquement très marqués, s’excitent-ils ainsi sur de simples déclarations faites lors de conversations privées, pour le moins invérifiables ? Pourquoi en déduire, alors que rien ne permet de l’établir, qu’il y a eu au cas particulier des faveurs consenties par le ministre dans le cadre de ses fonctions ? Pourquoi ce subit lynchage public à l’encontre de M. Woerth si ce n’est la volonté de lui nuire et de porter atteinte à l’image d’un ministre réputé rigoureux et soucieux des deniers publics ?

La presse n’ignorait pourtant pas depuis plusieurs années que Florence Woerth participait depuis 2007 à la gestion de la fortune de Mme Bettencourt, en tant que gestionnaire des placements pour les dividendes provenant de L’OREAL. Les écoutes recueillies récemment dans les conditions que l’on sait, tombent à point pour mettre en cause un ministre clef du gouvernement, proche du Président de la République et en charge de l’une des plus importante réforme du quinquennat sur les retraites.

Et si les insinuations et affirmations sans le moindre début de preuve n’avaient d’autre but que tenter d’affaiblir politiquement, voire d’acculer à la démission, l’un des ministres clefs du gouvernement ? Qui pourrait avoir intérêt à abattre Woerth ?

Prochainement :

  • Le véritable rôle de Mme Florence Woerth auprès de Mme Bettencourt
  • Une série d’accusations portées contre Eric Woerth, ministre du travail
  • Des accusations pour le moins fantaisistes, reposant sur des écoutes illégales
  • Un lynchage médiatique organisé et ciblé
Advertisements

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :