Rodez : y-a-t-il encore une opposition municipale à Rodez ?

Plus de deux ans après l’arrivée de la gauche à la mairie de Rodez, l’opposition municipale tente tant bien que mal d’exister. Encore faudrait-il qu’elle soit capable de participer activement à la vie municipale, tant en commissions que lors des conseils municipaux où nombre d’élus sont souvent absents, comme lors du dernier conseil du 14 juin 2010. Tout simplement lamentable !

Les forces politiques de la droite et du centre, réparties sur pas moins de trois listes lors des dernières élections municipales, par leur incapacité à s’unir face à la liste unique de la gauche, en ont payé le prix fort. La multiplicité des listes et les ambitions démesurées des uns et des autres ont contribué à disperser les forces, aujourd’hui clairsemées. Leurs maigres élus, qui vont de deux à cinq, selon que l’on compte, sont aujourd’hui encore dispersés sur les trois listes issues des élections. Inutile de parler des élus de la liste conduite par M. Chauzy, qui comportait pourtant une majorité de colistiers de droite et du centre : directement ou implicitement, ils soutiennent aujourd’hui la municipalité de gauche.

Dans ce contexte, on comprend l’incompréhension et le désespoir d‘un grand nombre d’électeurs qui ont l’impression d’avoir été quelques peu dupés.

Sur les quelques élus ruthénois qui se réclament clairement de l’opposition de droite et du centre (listes conduites par Régine Taussat et Frédéric Soulié), seuls deux à trois siègent régulièrement sur les bancs de l’opposition. Hélène Boulet, élue en deuxième position sur la liste Soulié ne participe pas à la vie municipale, comme son mandat l’exige et semble même refuser toute démission. Bien étrange attitude vis-à-vis des électeurs et des colistiers. Plus grave, la poignée d’opposants encore présents sont incapables de s’unir et de travailler ensemble sur les grands dossiers qui concernent l’avenir de Rodez.

Pas étonnant que l’opposition peine à exister et à s’organiser en une véritable force de contre-proposition. A ce rythme, Christian Teyssedre et ses amis de gauche ont de belles années devant eux, même sans rien faire ! Voilà une autre immense déception de la part de l’opposition : son incapacité à s’organiser et à développer une véritable stratégie pour peser sur les décisions municipales et préparer l’avenir. Un bilan calamiteux et consternant qui démontre que les élus d’opposition n’ont tiré aucune leçon de leur échec retentissant aux dernières municipales.

L’opposition municipale devrait pourtant savoir depuis longtemps qu’elle ne peut compter sur la bienveillance du maire qui ne manque pas une occasion de l’attaquer et de l’affaiblir, pour cacher ses insuffisances, l’absence de véritable projet et la grande pauvreté du débat démocratique municipal à Rodez. Après tout, M. Teyssedre aurait bien tort de ne pas profiter de l’inconsistance de son opposition !

Face à l’immobilisme dont fait preuve la municipalité de gauche depuis plus de deux ans, incapable de mener le moindre projet structurant et cohérent pour la ville, on ne peut que s’inquiéter de l’état de délabrement l’opposition municipale, qui n’a pourtant que l’embarras des sujets pour contrer la majorité municipale. Pourquoi l’opposition reste-t-elle inaudible au moment où les ruthénois attendent une réaction de sa part sur bien des dossiers (Cité cœur de ville, place et parking Foch, aménagement de la place d’Armes et du carrefour St Cyrice, Foirail, Combarel, transports et circulation, agglomération… ) ? Les angles d’attaque ne manquent pourtant pas.

Pourquoi l’opposition ne se donne pas les moyens de peser sur la vie municipale. Pourquoi ne pas constituer un véritable groupe d’opposition et s’exprimer d’une seule et même voix face au maire et sa majorité. C’est le prix à payer pour exister, tout en travaillant à préparer les prochaines échéances électorales. En a-t-elle les moyens et la volonté ? On est en droit d’en douter.

Alors que l’opposition municipale est inexistante à ce jour à Rodez, à l’approche des élections cantonales de 2011, il semble que les petites ambitions personnelles de certains les poussent à déclarer leur candidature. Manifestement, au vu du piètre bilan des élus de l’opposition municipale, certains ne manquent pas d’air ! Pour qui prend-on les électeurs ? Pourquoi prendre le risque démesuré de faire réélire le conseiller général de gauche, dans une circonscription politiquement au centre-doit ? Manifestement certains n’ont encore rien compris à la vie politique locale !

Vite, vite, du sang neuf pour Rodez !

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