France : Mme Aubry prête à tout pour exister et imposer sa candidature à la présidentielle de 2012

Fin mai 2010, Martine Aubry a franchi un nouveau pas dans l’invective ! Ce qui n’a pas manqué d’en surprendre plus d’un, y compris dans son propre camp. Alors pourquoi s’abaisser à des amalgames plus que douteux, si ce n’est pour tenter d’exister face au président de la République et à se positionner pour la présidentielle. Pense-t-elle apparaître ainsi plus forte pour emporter les primaires au sein du parti socialiste, avec l’appui de l’aile gauchiste qui en est réduite à faire de l’anti-sarkosisme primaire ? Veut-elle ainsi donner l’impression de peser sur la vie politique nationale ? Toujours est-il que Mme Aubry s’est laissée aller à comparer Nicolas Sarkozy, le président de la république française, à un certain Bernard Madoff, célèbre truand de la finance internationale ?

A moins de ne rien connaître aux finances publiques (ce qui est peut-être le cas de Mme Aubry), cette comparaison pour le moins scandaleuse, apparaît tout aussi idiote que farfelue. Elle est d’ailleurs loin de servir son image de présidentiable. D’autant qu’à preuve du contraire, la France de Nicolas Sarkozy comme d’autres, ne s’est pas amusée à manipuler ses statistiques publiques et à cacher une situation financière désastreuse, comme l’a honteusement fait la Grèce durant des années.

Si la situation des finances publiques s’est fortement dégradée en France depuis 2009, c’est principalement sous l’effet de la crise financière de 2008 et des aides consenties pour éviter la faillite du système bancaire mondial et non en raison de scandaleux cadeaux fiscaux. D’ailleurs, la dégradation des finances publiques et de la dette française a été comparable à celle des grands pays dont l’Allemagne. Force est de reconnaître qu’une crise mondiale majeure a été évitée de justesse, notamment grâce à l’intervention rapide et décisive de la France, alors présidente de l’Union Européenne, sous l’égide de Nicolas Sarkozy. Ainsi est né le G20. Cet état de fait a été reconnu par la presse mondiale unanime, ce qui est plutôt rare.

Que faisaient Mme Aubry et le parti socialiste français pendant ce temps ? Rien, ou plutôt si… ils critiquaient la position du président français, comme d’habitude ! Au vu de la croissance des déficits et de la dette française depuis 30 ans, on pourrait objecter à Mme Aubry qu’elle a la mémoire courte et sélective et qu’un peu de discrétion ne nuirait point. Ne faisait-elle pas partie, au cours des années 2000, d’un gouvernement de gauche qui s’est montré incapable de réduite la dette alors que la France disposait d’un niveau de croissance rarement atteint. Plutôt que de distribuer à des fins électorales, la fameuse cagnotte ainsi amassée, il eut été plus habile et bon gestionnaire d’affecter ces quelques milliards d’euros à la réduction de la dette. Mais pour cela, il eut fallu un peu de courage au gouvernement de M. Jospin !

Mme Aubry ne manque donc pas d’air de laisser penser que le président de la République ne serait qu’un piètre gestionnaire, elle qui n’a de cesse d’exiger de nouvelles dépenses publiques. N’est-ce pas encore Nicolas Sarkozy qui, au cours de ce mois de mai 2010, vient à nouveau de sauver les pays de la zone euro de la faillite, en mettant en place en quelques jours, avec l’appui de Barack Obama, un méga plan de sauvetage de 750 milliards d’euros pour défendre les pays de la zone euro durement attaqués et incapables de faire face à leurs dettes ? A quelques jours prés, la zone euro a failli imploser en raison des déficits et dettes publiques considérables accumulés depuis 10 ans. Conjugué à une croissance négative et aux effets néfastes des mesures de rigueur prises par certains pays, la situation devenait intenable. Il fallait le faire et la France l’a fait, même si les choses ne sont pas définitivement réglées pour autant.

Mme Aubry n’a manifestement rien compris et a toujours une guerre de retard. N’est-ce pas elle qui voici à peine 10 ans, a durement pénalisé l’économie française par la généralisation absurde des 35 heures que nous avons été le seul pays à appliquer ? Ses récents propos, à un moment où notre pays et l’Europe traversent une crise sans précédent, sont tout simplement irresponsables, comme l’est son opposition à la réforme du financement des régimes de retraites, notamment par rapport au rallongement de l’âge légal de départ à la retraite qui devrait être progressivement porté de 60 ans à 63 ans. Manifestement, Mme Aubry joue contre son camp et donc contre la France. Il est intéressant de noter que la quasi-totalité des pays de l’Union européenne ont porté ou sont en train de porter l’âge de la retraite à 65 ans, voire à 67 ans, preuve s’il en est qu’il n’y a pas d’autre alternative crédible pour pérenniser les régimes de retraite.

A trop vouloir caresser l’électeur dans le sens du poil à l’approche de l’élection présidentielle, Mme Aubry s’enferme dans le dogme socialiste en oubliant les réalités économiques et sociales de la France d’aujourd’hui. Bien étrange attitude, qui tranche avec le pragmatisme et le sens des responsabilités de nombreux dirigeants socialistes européens ou de ses propres concurrents au sein du PS. Elle serait bien inspirée de consulter Dominque Strauss-Kahn ou ses amis, qui espérons-le, saurons s’imposer et moderniser le parti socialiste français face aux tenants d’un passé marxiste révolu.

Advertisements

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :