Rodez : entre immobilisme et promesses non tenues

La nouvelle municipalité de gauche a été élue en mars 2008 sur un catalogue de promesses pour le moins irréaliste et fantaisiste. Plus de deux ans plus tard, force est de constater que la municipalité conduite par Christian Teyssedre est en panne d’idées et de véritables projets et que la ville de Rodez est en train de mourir à petit feu. Etrange de la part de celui qui se faisait fort de rendre la ville plus dynamique et attractive. Manifestement, il est plus facile de critiquer que de construire.

En effet, après des décennies de croissance et de développement souvent cités en exemple, la ville de Rodez fait aujourd’hui preuve d’un immobilisme pour le moins inquiétant pour l’avenir. Du côté des promesses électorales (électoralistes) qui avaient séduit un certain nombre de ruthénois, probablement un peu naïfs, les choses ne vont pas mieux. Voici un petit extrait des promesses non tenues :

  • « Les transports en commun seront développés et favorisés, avec de nombreuses navettes, au prix unique de 0.20 € » – Aujourd’hui, aucune navette supplémentaire ne circule et le prix du billet de bus n’a pas baissé. Plus grave, la municipalité a fait une plus grande place à l’automobile en accélérant et en fluidifiant la circulation (création de nouvelles places de parking, réfection  des revêtements des rues et de la signalisation routière, modification des carrefours St Cyrice et Place d’Armes…). Résultat, un engorgement accentué du centre-ville et une qualité de vie très fortement dégradés.
  • « Le prix du stationnement baissera de 20% ». – Rien de tel n’a été constaté deux ans plus tard.
  • « Les espaces verts et piétonniers seront favorisés et le développement durable sera privilégié » – En 2010, il n’en est rien, bien au contraire. Les grands projets d’aménagements du centre-ville « Cité – Cœur de ville » et de la place Foch qui devaient permettre de créer de plus grands espaces dédiés aux piétons, sont actuellement abandonnés. Hormis la réhabilitation de Combarel et l’aménagement du Foirail qui devraient prochainement voir le jour (ces dossiers sont portés par l’agglomération du Grand Rodez), aucun projet sérieux d’aménagement piétonnier et paysager, ne semble devoir voir le jour en centre ville. Au-delà des mots, le développement durable ne paraît pas encore à l’ordre du jour.
  • « Aucune augmentation des impôts locaux ; la part communale de la taxe d’habitation baissera de 1% par an ». – Si une telle décision a effectivement été prise en 2008, dés 2009, la municipalité a subitement décidé de supprimer progressivement l’abattement général à la base de 15% dont bénéficiait chaque contribuable ruthénois. Même si l’abattement pour charges de famille a été relevé et un abattement pour personne handicapée a été institué, au final, cette décision a conduit à une augmentation de 2% à 3% de la cotisation de taxe d’habitation pour prés de la moitié des contribuables dés 2009. N’en déplaise au maire de Rodez, les impôts locaux ont augmenté à Rodez et augmenteront probablement dans les mêmes proportions en 2010 et au-delà. Les ruthénois apprécieront surement ce coup de Jarnac !
  • « Nous donnerons de la vie à la Place d’Armes » – Les aménagements très provisoires réalisés à la va-vite s’avèrent catastrophiques pour l’image de la ville ; ils défigurent l’entrée de centre historique de la ville et la fière cathédrale. Un vrai désastre de l’aveu de tous et un casse-tête pour les automobilistes qui ont du mal à franchir la place aux heures de pointe. Compte-tenu des oppositions manifestées aux différents projets et du coût élevé d’aménagements qui ne se justifient en rien, la place d’Armes risque fort de retrouver prochainement sa disposition habituelle chère aux ruthénois. Qui s’en plaindra ?
  • « Nous réhabiliterons les écoles de Saint Félix, Calcomier et François Fabié » – Contrairement au choix de l’ancienne municipalité de réunir les 3 écoles en un seul groupe scolaire situé prés de Bourran, notamment pour tenir compte de la baisse sensible du nombre d’enfants sur certaines de ces écoles, la municipalité socialiste s’était distinguée en soutenant qu’elle maintiendrait les 3 écoles si elle était élue. Pourtant, sans réelle concertation, la municipalité a récemment décidé la fermeture pure et simple de cette école de quartier, prétextant une baisse importante de fréquentation prévue en 2010 et des travaux de rénovation couteux. On comprend que cette décision prise en conseil municipal le 9 avril 2010 n’ait pas fait l’unanimité au sein de la majorité municipale et créé de profonds remous en son sein, allant jusqu’à la démission de la conseillère municipale Chantal Combelles. La surenchère électorale n’a pas que du bon !

On pourrait ainsi multiplier les exemples des promesses non tenues par l’équipe de Christian Teyssedre. A peine plus de deux après avoir été élue, cela fait déjà beaucoup et augure mal de l’avenir. Et si la majorité municipale avait mangé son pain blanc ? Au vu de son médiocre bilan, les tensions et autres règlements de comptes commencent à poindre !  Il est temps que les ruthénois reviennent sur terre et cessent de se laisser enfumer par le maire et son équipe.

Après 2 ans de ronronnement municipal sans réelle consistance, la ville de Rodez attend la mise en œuvre d’un véritable projet cohérent et structurant.  Il n’est que temps d’agir.

A SUIVRE prochainement : Rodez : la véritable opposition n’est peut-être pas celle que l’on croit !

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