France : concessions de barrages hydroélectriques (4)

Le norvégien Statkraft serait très intéressé par l’exploitation des installations de la Truyère (4)

Le groupe public norvégien Statkraft détenu à 100% par l’Etat norvégien, est le deuxième producteur européen d’électricité d’origine hydraulique. Depuis sa création en 1895, le groupe exploite à ce jour plus de 225 centrales hydrauliques, dont 149 en Norvège, 58 en Suède et 11 en Allemagne. Statkraft a produit 45 térawattheures (TWh) d’électricité hydraulique en 2008. Forte de sa longue expérience dans l’exploitation de centrales hydrauliques, la société  est candidate à la reprise de certaines centrales hydroélectriques actuellement exploitées par EDF qui seront prochainement ouvertes à la concurrence.

Bard Mikkelsen, PDG du groupe norvégien déclarait dés novembre 2009 à Paris : « Nous sommes intéressés par la France du fait de notre expérience dans l’électricité hydraulique ». Le parc hydroélectrique français est le 3ème en importance en Europe avec une production de 64 TWh, derrière la Norvège 136 TWh et la Suède 67 TWh.

Le groupe norvégien dit viser en priorité les concessions de taille importante (supérieure à 100MW) « là où sa compétence est la meilleure ». Installée à Lyon, Statkraft France vend déjà une partie de sa production sur la Bourse française de l’électricité Powernext. Le groupe norvégien s’intéresse aux trois regroupements de centrales hydrauliques dont la mise en concurrence devrait être annoncée prochainement : les barrages de la rivière de la Truyère (en Aveyron), ceux de la Dordogne et du Drac (affluent de l’Isère).

 »Sur les trois critères fixés par le gouvernement, Statkraft utilisera son expérience pour répondre aux différents besoins des concessions. La protection des éco-systèmes, le respect des usages alternatifs de l’eau, le dialogue avec les autorités locales constituent des exigences auxquelles Statkraft a l’habitude de répondre », a souligné Statkraft dans un communiqué.  »La France est confrontée à un défi grandissant : sécuriser la production d´énergie flexible, notamment lors des pics de consommation. Ni le nucléaire, ni l´éolien ou le solaire ne sont des énergies flexibles, il est donc nécessaire d´assurer et de développer ce type d´énergie : dans ce cadre, les barrages hydroélectriques jouent un rôle déterminant », a déclaré Emmanuel Soetaert, président de Statkraft France.

Rappelons que le premier fournisseur de gaz de la France n’est autre que la Norvège et que GDF-Suez s’est vu attribuer, il a y peu, l’exploitation dans ce même pays, d’un important champ gazier. Dans ce contexte de développement des échanges économiques entre la France et la Norvège, la mise en concession des équipements hydroélectriques français pourrait permettre à Statkraft de se voir attribuer la concession d’un certain nombre d’installations hydroélectriques françaises, permettant ainsi à celles-ci de se moderniser et de « doper » la production d’énergje propre et renouvelable.

L’ouverture à la concurrence des concessions de barrages français devrait être un excellent moyen d’atteindre  l’objectif fixé par l’Europe en 2020, soit une part de 23% pour les énergies renouvelables dans la production électrique, aujourd’hui de l’ordre de 10%.
Plus d’infos sur les autres exploitants d’installations hydroélectrique : EDFGDF SuezVerbundHydro-Québec

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