France : concessions des barrages hydroélectriques (1)

Depuis 2008, date de l’ouverture à la concurrence des renouvellements de concessions de prés de 400 barrages hydroélectriques français, l’opérateur public national n’a plus le monopole des concessions.  Ces installations hydroélectriques représentent 95% de la puissance électrique installée (sur un total de 744 barrages de plus de 10 m de haut). Ces concessions avaient été, pour la plupart, attribuées pour une durée de 40 ans à l’issue de laquelle les biens de la concession reviennent à l’État. EDF est titulaire de plus de 80 % des concessions et le groupe GDF-Suez de 12 % par le biais de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) et de la Société hydroélectrique du midi (SHEM). Les derniers 8 % sont constitués de petites installations concédées à des producteurs indépendants.

Des appels à candidature doivent être lancés début 2010  pour les concessions arrivant à terme dans les années à venir. La procédure de renouvellement devrait durer près de trois ans et les premières concessions délivrées en 2012. Le ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire (MEEDDAT), Jean-Louis Borloo avait annoncé dés la signature du décret autorisant la mise en concurrence des concessions hydroélectriques françaises : « L’Etat choisira pour chaque renouvellement de concession la meilleure offre au triple plan énergétique, environnemental et économique, explique le MEEDDAT. Il s’agit de tirer le meilleur parti de cette ressource naturelle, de ce bien commun que constitue la force motrice de l’eau. »

De très loin la première filière de production d’énergies renouvelables en France, l’hydroélectricité représente environ 8% de la production d’électricité nationale. La puissance installée s’élevait en 2009 à 24.000 MW, contre 63.000 MW pour le nucléaire et contribuait à produire 70 TWh d’électricité par an sur les 480 TWh consommés chaque année. Une énergie propre et renouvelable qui s’avère vitale pour faire face aux pics de consommations hivernaux.

Toutefois, cette production hydroélectrique est encore loin des objectifs fixés par la Directive Européenne sur le développement des Energies Renouvelables (ENR) qui impose à la France de faire passer à 23% en 2020, la part des ENR dans la production électrique. L’hydroélectricité, l’éolien, le solaire mais aussi la biomasse devraient contribuer à cet objectif à condition d’investir massivement dans ces domaines. En France, comme ailleurs, seule l’hydroélectricité permettra d’y parvenir.

A suivre prochainement :

  • (2) Vers une relance de la production hydroélectrique en France
  • (3) Renouvellement de la concession des installations hydroélectriques de la Truyère (Aveyron et Cantal) en 2012
  • (4) Le norvégien Statkraft intéressé par l’exploitation des installations de la Truyère
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