Europe : sauver la Grèce pour sauver l’Europe !

A l’issue du sommet informel des vingt-sept Etats-membres de l’Union européenne, la France et l’Allemagne ont déclaré apporter leur soutien à la Grèce.  La France qui souhaitait accorder une aide financière à la Grèce n’a pas été suivie par l’Allemagne. Dans un pays très attaché à l’orthodoxie financière et au respect du pacte de stabilité et de croissance en vigueur dans les pays de la zone euro (l’Allemagne vient d’inscrire dans sa constitution la limitation des déficits publics à 0.35% du PIB à partir de 2016), la chancelière allemande a voulu donner des gages de fermeté à son électorat.

Mme Merkel a fait remarquer que, jusqu’à présent, le gouvernement grec n’avait demandé aucun soutien financier. A propos d’un éventuel plan de renflouement de la Grèce, dans un éditorial, le très conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung n’y est pas allé par quatre chemins : « Les Allemands doivent-ils à l’avenir partir en retraite non plus à 67 ans mais à 69 ans pour que les Grecs puissent profiter de leur préretraite ? » Voilà qui a le mérite de la clarté !

Les chefs d’états européens ont déclaré appuyer le plan d’austérité budgétaire proposé par le gouvernement grec pour rétablir l’équilibre des finances publiques, en lui demandant de recourir au besoin, à des «mesures additionnelles» pour ramener dés 2010 son déficit de 12,7 % du produit intérieur brut à 8,7 %. Echaudés par les manipulations des comptes publics des gouvernements grecs, les Etats membres de la zone euro ont chargé la Commission européenne et la Banque centrale européenne d’assurer ce suivi. A moins que certaines banques conseil de la Grèce, aient directement participé à ces manipulations en engrangeant au passage de substantiels profits, comme l’affirme M. Papandréou ?

Ces derniers se sont cependant engagés à prendre des mesures déterminées et coordonnées, si nécessaire, pour préserver la stabilité financière de la zone euro.

De son côté, George Papandréou, le Premier ministre socialiste grec a estimé que l’UE avait donné son soutien politique au plan de redressement des finances publiques grecques. Pour autant, il n’a pas caché sa déception quant à l’absence d’un plan de renflouement de la part des pays de la zone euro : « La grèce n’est pas une superpuissance économique, ni politique, capable de mener cette lutte toute seule. Nous avons l’impression d’être devenu des cobayes dans une bataille entre les marchés internationaux et l’Europe. »

Il est vrai que les réformes sont importantes et ne vont pas être facile à faire passer par le gouvernement grec qui va devoir tailler dans les dépenses publiques. Heureusement, il devrait pouvoir compter sur une majorité de grecs (plus de 60%) qui reconnaissent que leur pays n’a d’autre choix que d’engager une politique budgétaire très rigoureuse pour rétablir la situation au plus vite.

françaises aux entreprises, aux banques et aux particuliers grecs, s’élevait à plus de 55 milliards d’euros pour la France à fin septembre 2009 et à 32 milliards d’euros pour l’Allemagne. Espérons que la Grèce sera en mesure de rétablir seule et rapidement, ses finances publiques.

Plus d’infos :  Premier ministre GrèceUnion EuropéenneBCE

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