Google: face aux cyber-attaques de hackers chinois, l’entreprise défie la Chine

Le groupe américain Google, soutenu par son gouvernement, menace de se retirer définitivement de Chine en raison de la censure et d’attaques informatiques répétées visant notamment sa messagerie Gmail. L’entreprise suspecterait certains de ses 700 employés chinois et procède actuellement à des investigations internes pour en identifier l’origine.

Ces derniers jours, de nombreux comptes Gmail (la messagerie de Google) de journalistes étrangers travaillant en Chine ont été piratés, a affirmé lundi le « Foreign Correspondents Club of China » (FCCC) basé à Pékin. Selon elle : « Les correspondants étrangers de plusieurs bureaux à Pékin ont récemment découvert que leurs comptes Gmail avaient été piratés. FCCC « rappelle à tous (ses) membres que les journalistes en Chine ont fait l’objet d’attaques ciblées de pirates au cours des deux dernières années ». L’association de journalistes appelle ses membres à faire preuve de vigilance en surfant sur internet et à ne pas ouvrir de pièces jointes suspectes. Outre l’utilisation d’anti-virus, FCCC recommande de changer régulièrement de mot de passe qui doit comporter au moins 8 caractères.

De son côté, l’ONG Reporters sans frontières (RSF) a exprimé « son indignation et sa vive inquiétude ». « En visant des journalistes étrangers basés à Pékin, les hackers tentaient probablement d’obtenir des contacts et des informations sur ces militants des droits de l’homme qui acceptent de parler à la presse étrangère ». « Compromettre les moyens de communication de ces reporters revient à mettre en danger leurs sources et à les intimider », ajoute l’organisation. RSF « condamne fermement ces attaques et demande au ministère chinois de l’information et de la technologie de fournir des explications ».

C’est ce contexte que Google a annoncé le 19 janvier avoir reporté le lancement prévu en Chine, de deux téléphones portables. Cet annonce intervient moins d’une semaine après que l’entreprise ait menacé de se retirer totalement de Chine en raison des cyber-attaques dont elle est l’objet.

L’entreprise américaine n’a pas précisé la durée de ce report et laisse planer le doute pour faire pression sur le gouvernement chinois. En dépit des négociations en cours avec Pékin, la rancœur de Google semble tenace. L’annulation du lancement des terminaux mobiles sous Android qui devaient être lancés en partenariat avec Samsung et Motorola auprès de l’opérateur China Unicom, constitue la réponse de Google aux déclarations du représentant du gouvernement chinois qui a récemment et clairement réaffirmé : « les entreprises étrangères implantées en Chine doivent respecter les lois chinoises, l’intérêt public et les traditions chinoises (…). Google ne fait pas exception à cette règle. » Voilà qui a le mérite d’être clair !

En effet, depuis quelques jours, Google qui s’était jusqu’alors plié aux injonctions de Pékin, a mis un terme à l’obligation qui lui était faite de filtrer les recherches. Les requêtes effectuées sur Google permettent désormais au numéro deux du marché chinois, de faire apparaître des liens vers de nombreux sites d’opposants au régime communiste chinois, y compris vers la célèbre photographie du manifestant de la place Tienanmen, toujours interdite en Chine. Ce qui n’est pas du goût du gouvernement chinois qui entend continuer à imposer sa dictature de l’information à tout prix ! Manifestement, le peuple chinois, qui n’en peut plus d’être bridé, semble soutenir Google. Le bras de fer ne fait que commencer.

Google a expliqué avoir repoussé le lancement de ses terminaux mobiles en raison des incertitudes sur l’avenir de l’entreprise en Chine. Après l’expérience amère du développement de son moteur de recherche en Chine, l’entreprise semble découvrir aujourd’hui qu’elle n’avait été autorisée à se développer localement que pour mieux favoriser l’entrée sur le marché d’entreprises chinoises, grâce notamment au pillage industriel organisé et à de nombreuses contraintes techniques et règlementaires. On comprend que Google hésite aujourd’hui à aller plus en avant dans le développement d’autres secteurs industriels, au risque de faire le lit des chinois.

Entre les attaques informatiques répétés et le piratage de comptes Gmail de défenseurs des Droits de l’Homme et de journalistes étrangers travaillant en Chine, les relations entre Google et l’ Empire du Milieu sentent d’autant plus le soufre que Google semble enfin découvrir le double jeu de Pékin, largement suspecté de soutenir certains groupes de cyber-pirates et autres hackers à son profit. Les chinois sont aujourd’hui passés maîtres dans l’art du piratage et du pillage informatique mondial. Le problème c’est que la Chine n’est rien d’autre qu’une dictature, aujourd’hui premier exportateur mondial, qui ne cesse de contrôler et protéger son marché intérieur au détriment des autres nations industrielles.

Il est temps de mettre un terme à ces pratiques inadmissibles et anti-démocratiques de la Chine qui nuisent à l’équilibre de l’économie mondiale.

Plus d’infos : GoogleGmailGoogle ActualitésANSSI –  Secuser

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