Copenhague 2009 : bataille ultime pour sauver la planète

La conférence de l’ONU sur le réchauffement climatique devrait prendre fin jeudi 18 décembre à Copenhague, en présence d’une centaine de chefs d’Etat.

A quelques jours de sa clôture, en dépit de longs débats et échanges entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement, en grande partie étrangers aux problèmes liés au réchauffement climatique, la perspective d’une avancée réelle et d’un accord sur des objectifs contraignants est loin d’être acquise. Force est de constater que si les européens apparaissent très ouverts et prêts à accepter des objectifs ambitieux, assortis d’un importante aide aux pays les plus pauvres pour leur permettre de se préparer au défi climatique, tel ne semble pas être le cas des Etats-Unis et de la Chine, les principaux pollueurs.

Dans se contexte, le risque d’échec ne peut être écarté ; ce qui serait dramatique pour l’avenir de l’ensemble de la planète et les générations futures.

Une fois encore, Nicolas Sarkozy, qui milite pour un accord « contraignant » avec des engagements chiffrés et la création d’une organisation mondiale de l’environnement pour le suivi et la vérification des mesures adoptées à Copenhague, mène une offensive diplomatique tous azimuts avant de partir pour la conférence de Copenhague. Après plusieurs déplacement et réunions à l’Elysée dont la dernière sur la déforestation, une des principales causes du réchauffement climatique, il a reçu le 15 décembre à l’Elysée le Premier ministre d’Ethiopie, Meles Zenawi, porte-parole à Copenhague des pays africains.

Les deux dirigeants ont lancé un appel commun dans lequel la France et l’Afrique se prononcent pour un « accord ambitieux » qui impose d’ici 2050 une réduction de 50% des émissions mondiales de CO2 par rapport à 1990, et met en place des « financements suffisants » pour aider les pays vulnérables à faire face au défi climatique. »Un tel enjeu pour la planète est tellement important qu’une alliance entre l’Afrique et l’Europe est absolument cruciale », a affirmé M. Sarkozy. M. Zenawi a ajouté : « Il n’y aura pas d’accord mondial qui n’inclut pas l’Afrique ».

MM. Sarkozy et Zenawi envisagent la création d’un fonds dit « fast start » de 10 milliards de dollars par an jusque fin 2012 afin de « financer les actions d’adaptation et d’atténuation, y compris la lutte contre la déforestation, principalement dans les pays pauvres et vulnérables ». Lors du sommet du Commonwealth à Trinidad le 27 novembre, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown avaient donné leur accord sur ce chiffre « auquel les Etats-Unis doivent contribuer », a précisé M. Sarkozy. « Nous avons besoin que les Etats-Unis donnent leur accord au « fast start ». « Les Etats-Unis sont le premier pays du monde. Ca donne des avantages et ça crée des contraintes », a insisté le président français.

Ce même 15 décembre, Nicolas Sarkozy s’est entretenu par visio-conférence, pendant prés d’une heure avec Barack Obama, Angela Merkel et Gordon Brown pour le faire le point des négociations engagées à Copenhague. Dans son communiqué, l’Elysée n’a pas détaillé les discussions et s’est borné à préciser que « les quatre dirigeants sont convenus de rester en contact très étroit » d’ici vendredi.

Après le président brésilien Lula, il y a quelques semaines, indonésien lundi, le chef de l’Etat doit poursuivre mercredi ses efforts en recevant à l’Elysée les pays du bassin du Congo, le deuxième « poumon vert » de la planète après l’Amazonie. Objectif avoué de la réunion, enrôler ces onze pays africains derrière la France et l’UE pour arracher un accord à Copenhague par le biais de la lutte contre la déforestation, responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre. « Une alliance entre l’Afrique et l’Europe est absolument cruciale », a répété mardi M. Sarkozy. Cette alliance doit aussi permettre d’isoler la Chine, principal pollueur de la planète qui rechigne à s’engager à Copenhague.

Si la conférence de Copenhague devait être un demi-échec, ce ne sera certainement pas faute à l’Europe et encore moins au président français Nicolas Sarkozy qui aura fait montre d’un engagement diplomatique sans précédent afin de parvenir à un accord. Espérons que les résultats seront à la hauteur des enjeux : sauver durablement notre planète tant qu’il en est encore temps.

Plus d’infos : Conférence CopenhagueUnion EuropéenneGIECONUwww.copenhague-2009.com soutenu par WWF et Greenpeace


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