Israël-Iran : la tension monte…

La récente réélection d’Ahmadinejad à la tête de l’Iran, en dépit des fraudes massives et la répression sanglante contre l’opposition qui s’en est suivie, constitue une grave menace pour la paix et la sécurité de cette région et du monde. L’opposition iranienne, en dépit de ses actions résistance, ne sera probablement pas en mesure de briser l’étau de la dictature avant de nombreuses années. En attendant, comment empêcher l’Iran de développer l’arme nucléaire et d’alimenter massivement le terrorisme au plan régional ?

La virulence des propos tenus récemment contre Israël, allant jusqu’à nier l’holocauste, révèle que le président iranien n’est rien d’autre qu’un voyou et un dictateur atteint de graves troubles psychiatriques. Sa bêtise et son ignorance ont atteint un niveau rarement égalé pour un grand Etat. Ce qui est bien triste pour la nation iranienne.

Le président Obama, pensant peut-être attendrir le régime d’Ahmadinejad, a proposé une trêve des sanctions économiques jusqu’à fin septembre 2009, en contrepartie d’un changement de position de l’Iran concernant les contrôle de ses sites nucléaires. A quelques jours de la date butoir, le régime continue de faire envers la communauté internationale. Dans ce contexte de blocage, la plupart des pays européens et les Etats-Unis ne vont avoir d’autre choix que de renforcer les sanctions, en espérant que pour une fois, la Chine et la Russie notamment, vont cesser de soutenir ce pays. Ce qui est loin d’être gagné !

C’est dans ce contexte que Barack Obama vient d’annoncer l’abandon définitif du projet de bouclier anti-missile lancé par son prédécesseur G-W Bush. Ce bouclier, dont le déploiement était prévu en Pologne et en Tchéquie, avait pour objectif avoué de neutraliser toute attaque iranienne contre les USA à partir de missiles longues portées. On sait que ce projet avait gravement contrarié les russes qui y voyaient là une arme redoutable, susceptible d’être utilisée contre eux. Les raisons de cet abandon, outre une amélioration des relations USA-Russie, se justifierait par le fait que l’Iran serait encore loin de disposer de tels missiles. Ce projet serait remplacé par un système d’armes plus conventionnel, capable de neutraliser les actuels missiles à courte et moyenne portée de l’Iran.

Bien que les avantages immédiats de l’abandon de ce projet soient importants pour les USA, est-ce bien là la principale raison de cette décision ? Ne s’agit-il pas d’une nouvelle tentative visant à faire baisser les tensions avec l’Iran et amener le pays à la table de négociation ? Toujours est-il que ce rapprochement avec les russes qui attendent beaucoup des coopérations sur le plan militaire, à un moment où les USA accentuent la pression sur l’Iran, est révélateur des changements importants de la diplomatie américaine.

Parallèlement, ces derniers mois, le nouveau gouvernement israélien du premier ministre Benyamin Netanyahou a lui aussi accéléré les discussions diplomatiques avec l’Europe et de nombreux pays parmi lesquels la Russie, allant jusqu’à y réaliser un voyage éclair dans le plus grand secret. Quelles sont les raisons profondes de ces tractations tous azimuts ?

Menacé par un Iran au bord de la guerre civile, Israël se sent plus que jamais en danger face à un Iran plus que jamais isolé au sein des pays musulmans et acculé à accélérer le développement de l’arme nucléaire pour peser sur la scène régionale. On sait qu’Israël est très inquiet du développement de l’arme atomique par ce pays et que ses services secrets surveillent précisément l’état de son avancement. Plus que tout autre pays, Israël sait anticiper les situations et prendre des mesures préventives pour préserver sa sécurité.

Dans ce contexte, on ne peut pas exclure qu’Israël ait pris toutes les dispositions lui permettant de détruire les installations nucléaires iraniennes dans les prochaines semaines, en s’assurant préalablement la neutralité bienveillante des grandes puissances et de la plupart des pays musulmans. Malgré les risques d’une telle opération, on ne peut aujourd’hui exclure une intervention éclair du type de celle effectuée jadis en Irak. Face à l’échec des sanctions économiques, ne serait-ce pas là le meilleur moyen de neutraliser définitivement et une bonne foi pour toute, les capacités nucléaires iraniennes et ôter ainsi une grosse épine aux mains des USA et des européens ?

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