G20 Pittsburg : l’heure de vérité pour Obama

Depuis son élection à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama s’est notamment engagé, comme il l’avait promis durant sa campagne, à moraliser et à réguler le fonctionnement des établissements financiers de son pays.

Force est de constater que 9 mois plus tard, alors que la présence crise mondiale est d’origine principalement anglo-saxonne, la situation n’a guère évolué et que l’on reste toujours aux déclarations d’intention. Comme toujours, c’était sans compter sur la puissance des lobbies de la finance aux Etats-Unis qui sont très influents, y compris au cœur de l’Etat américain.

Le dernier discours prononcé par Obama au Federal Hall de New-York, à quelques pas de Wall Street, à l’occasion de l’anniversaire de la faillite de la banque Lheman Brothers, est tout un symbole. La virulence et la fermeté des propos qu’il y a tenus, laissent à penser que la volonté de Barack Obama de réformer le système financier et de mieux le réguler reste intacte malgré les fortes pressions qu’il subit.

A la veille du sommet du G20 de Pittsburg, on ne peut que s’en réjouir. Quoi que l’on pense, les seuls pays européens, à fortiori individuellement, n’ont aucun moyen efficace de réformer durablement et efficacement le système financier mondial. Tenter de le faire à leur modeste niveau ne servirait strictement à rien, sinon de détruire la finance de son propre pays. Le problème étant aujourd’hui global, et le contrôle de la finance internationale se trouvant principalement aux USA, il est pour le moins ridicule de penser que la solution n’est autre que globale.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel l’ont bien compris. Les réformes défendues bec et ongle par ces derniers, avec l’appui de la plupart des pays européens et bien au-delà, vont dans le bons sens. Pour autant, ces réformes (régulation des organes financiers, plafonnement des salaires des traders, amélioration de la transparence financière, réglementation des paradis fiscaux, rôle du FMI…) ne pourront être mises en place que si les USA et le reste du monde s’engagent ensembles dans cette voie.

De ce point de vue, le sommet de Pittsburg sera l’heure de vérité pour Barack Obama et le monde. La volonté d’avancer ensemble sur le sujet sera-t-elle là ? Va-t-on enfin se donner les moyens d’une véritable gouvernance mondiale avec de véritables réformes, impliquant le FMI et les outils de régulation nécessaire. La bataille devrait être très rude et fera probablement date pour Obama.

Compte tenu de la détermination des européens, soutenus par la plupart des pays du G20, il y a fort à parier que le président américain saura mettre de l’eau dans son vin, quitte à se faire quelques ennemis dans son pays. Le monde attend de véritables décisions qui changeront en profondeur la gouvernance du monde. Yes, they can…

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