Afghanistan : rétablir l’état de droit et vaincre le terrorisme

Le résultat de l’élection présidentielle de 2009 en Afghanistan ne réglera pas, loin s’en faut, la grave et longue crise du pays. Il est d’ailleurs probable qu’un certain nombre d’irrégularités ont entaché le scrutin et que les suspicions de fraude formulées par Abdullah, à l’encontre du président sortant KarzaÏ, ne vont pas contribuer à crédibiliser le pouvoir afghan. Pour autant, cette élection constituait une étape nécessaire pour établir un début de processus démocratique et tenter d’apporter des solutions aux graves problèmes auxquels doit faire face la population.

N’oublions pas que l’Afghanistan sort de trente années de guerre ! Pacifier durablement l’Afghanistan, c’est aborder de manière globale les problèmes du pays, à commencer par le quotidien : trafics en tout genre, mafias, corruption, tentions tribales, interventions de groupes terroristes en relation avec l’Iran et le Pakistan…. D’où la nécessité de faire en sorte que ces pays cessent de faire de l’Afghanistan leur base arrière et se donner les moyens militaires permettant d’anéantir rapidement les talibans et autres groupes terroristes du pays.

Ceci passe nécessairement par un renforcement substantiel des forces de l’Otan dans ce pays. Ce n’est qu’à ce prix qu’elles seront en mesure d’éradiquer les groupes terroristes aguerris et entraînés formés par les Talibans et Al-Qaida. En effet, le rapport de force militaire en Afghanistan est actuellement défavorable à l’Otan ; ce qui ne lui permet pas de gagner la guerre. Cela passe aussi par une nette amélioration de la situation des afghans sur le terrain. La population doit pouvoir constater au fil des mois que les forces militaires alliées sont là dans l’intérêt de leur pays et qu’elles ont vocation à quitter l’Afghanistan dés que ce dernier sera sécurisé et en mesure de se défendre seul. Ce n’est pas là le travail le plus aisé car les forces de l’Otan n’ont que peu de prise face un pouvoir en place faible, inefficace, corrompu et voué aux luttes claniques incessantes.

Les européens, comme les américains, comme doivent avoir le courage politique de renforcer leur dispositif militaire, en homme comme en matériel. Même si aucun pays n’a envie d’envoyer des soldats supplémentaires dans le bourbier afghan, en raison de son coût humain nécessairement élevé, il n’y a pas d’autres alternatives si l’on veut mettre fin à cet interminable conflit qui gangrène la région et le monde.

L’Afghanistan et les zones tribales du nord du Pakistan voisin doivent cesser d’être le terrain d’entraînement d’Al-Qaida. Une collaboration étroite entre les deux pays et une véritable coordination des actions avec l’Otan doit permettre de porter un coup décisif au cœur de la nébuleuse terroriste. C’est l’autre enjeu de cette guerre et non des moindres.

Barack Obama l’a bien compris. Il n’entend pas faire de l’Afghanistan un nouveau Vietnam et compte sur un appui significatif des européens. Le conflit afghan sera aussi l’heure de vérité pour une Otan qui cherche encore sa voie. Une chose est certaine : pour la paix et la sécurité du monde, la victoire s’impose en Afghanistan.

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