France : prendre au sérieux la grave crise que traverse notre pays et la zone euro

25 janvier 2012

La zone euro qui avait finalement renoncé à respecter les critères financiers prévus par le traité de Maastricht dés 2002 pouvait difficilement continuer à fonctionner avec une telle divergence des politiques économiques et budgétaires alors même que l’euro restait à un niveau élevé de l’ordre de 1.40 € face au dollar.

A cet égard, quoi qu’on puisse penser des agences de notations, qui ont d’ailleurs trop tardé à tirer le signal d’alarme, la décision de Standards & Poor’s de dégrader la note de la France de AAA à AA+, et bien plus encore les pays de l’Europe du sud, n’avait rien de surprenant. Pour preuve, les derniers emprunts à long terme de la France ont été consentis à des conditions bien plus avantageuses qu’il y a quelques semaines alors qu’elle avait encore sa note maximum. Ce qui démontre que les marchés avait intégré cette réalité et considèrent la dette de la France reste sûre.

Rappelons d’ailleurs que la décision concernant la note de la dette française n’a pas été suivie par les deux autres agences de notation Moody’s et Fitch qui maintiennent leur note AAA à la France pour l’instant ; en tout cas, tant que le gouvernement de François Fillon démontre qu’il maitrise la situation et qu’il fait de la réduction des déficits publics, la priorité. Pas sûr que cela dure ! Qu’en sera-t-il en mai 2012 si la politique de maitrise des dépenses publiques n’est pas poursuivie et même accentuée ? Si Nicolas Sarkozy paraît décidé à poursuivre l’amélioration des finances publiques, en dépit des risques électoraux, tel ne semble pas être le cas de la plupart des candidats à la présidentielle, y compris de François Hollande.

Dans l’intérêt de la France, ces derniers seraient pourtant bien inspirés de prendre en compte l’extrême fragilité des finances publiques françaises et de nombreux pays de la zone euro. Combiné à la piètre croissance prévue en 2012, force est de constater que l’Europe traverse la plus grave crise qu’elle n’ait jamais traversé depuis bien longtemps et que le risque de défaut de paiement en cascade de plusieurs pays pourrait bien entraîner l’ensemble des pays de la zone euro, y compris la France. Si ce risque semble aujourd’hui provisoirement écarté, il n’a manifestement pas été intégré par de trop nombreux candidats à la présidentielle.

Le danger pour la France, ce serait d’en minimiser les risques et de se lancer dans des promesses irresponsables qui réduiraient à néant l’avenir de notre pays. Il est vain de vouloir laisser croire qu’il pourrait exister d’autres alternatives qu’une politique de maitrise stricte des dépenses publiques pour un retour à l’équilibre budgétaire dés 2014. L’avenir de la France n’est pas dans le repli sur soi et la fermeture des frontières, mais bien au contraire,  dans une politique de reconquête qui passe par la rigueur budgétaire et le renforcement de la convergence des politiques économiques, sociales et fiscales au sein de la zone euro. Pour cela, il faut aller au plus vite vers une gouvernance unique européenne et, à terme, vers une Europe fédérale qui sera notre seule planche de salut.

Telle est la seule réalité crédible qui permettra à la France de retrouver le chemin de la croissance et de l’emploi, tout  en préservant l’essentiel des avantages sociaux. A moins de trois mois de l’élection présidentielle, on ne peut que regretter qu’à des fins électoralistes, trop de candidats à la présidentielle tiennent un discours irréaliste qui ignore superbement l’ampleur de la crise actuelle que traverse notre veille Europe.


France : pourquoi ignorer l’existence de la plus grave crise que traverse notre pays et la zone euro ?

23 janvier 2012

Pendant des mois, certains médias et la plupart des candidats à l’élection présidentielle ont tenté de faire croire à l’opinion que la dégradation de la note AAA de la France par l’une des 3 agences de notation, mettait en cause la mauvaise gestion de la crise par le président de la République : Nicolas Sarkozy. C’est tromper les français sur la réalité et l’origine de la crise de la dette actuelle.

Retour sur les origines. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la France avait acquis sa note AAA en 1975, l’année même où sont apparus ses premiers déficits à l’origine de sa dette. Ces déficits résultaient principalement de la crise pétrolière de 1973, puis de 1979. Jusque là, rien d’anormal ; tous les pays ayant suivi cette tendance.Pourtant, l’explosion de la dette publique s’est poursuivie dans les années 1980  en raison de l’explosion des déficits sociaux et budgétaires, et ce, malgré des périodes de croissance relativement soutenue. Ce dérapage de la dette s’est poursuivi jusqu’en 2007.

Rappelons au passage que les déficits et la dette de la France avaient dépassé les critères pourtant imposés par le traité de Maastricht aux états membre de la zone euro, à savoir : un déficit public < 3% du PIB et une dette < 80% de ce même PIB. Là est l’origine des problèmes actuels de la zone euro, et non celle de l’euro lui-même qui n’est nullement en cause, bien au contraire.
Alors que la France a traversé prés d’une décennie de croissance, la situation des finances publiques a ainsi continué à se dégrader jusqu’en 2007, à l’aube de la première crise. Cette situation résultait de l’incapacité des gouvernements successifs depuis 1981, de gauche comme de droite, à assainir les finances publiques. Après la crise financière de 2008 qui a conduit les Etats à sauver le système bancaire d’une crise majeure, la situation budgétaire de la France, comme celle de principaux pays de la zone euro, s’est brutalement dégradée. La crise de la dette qui s’en est suivie au sein des pays de la zone euro n’a fait qu’empirer jusqu’en 2011, menaçant certains pays de banqueroute.
C’est à partir de la mi-2011 que des mesures ont été prises par les gouvernements européens pour en limiter l’ampleur et éviter une crise systémique. Que l’on aime ou pas Nicolas Sarkozy, ces deux crises majeures ne peuvent en aucun cas lui être imputées. Au contraire, il est probable que son action en 2008 comme en 2011, a abouti à en atténuer sensiblement les effets négatifs pour la France et les français en général.

La crise de la dette était devenue inévitable dés lors qu’avec la création de l’euro, les critères fixés par le traité de Maastricht qui étaient la condition de la réussite de sa mise en oeuvre, n’ont pas été respectés. Depuis 2002, la France et les pays de l’Europe du sud, contrairement aux pays de l’Europe du nord, ont laissé les finances publiques se dégrader et la dette exploser, sans qu’aucune sanction n’ait été prise à leur encontre comme prévu.

Les difficultés d’aujourd’hui résultent exclusivement des erreurs et du laxisme des gouvernements en place au cours des décennies précédentes. Maintenant, que cela plaise ou non, il va falloir payer l’addition en espérant que nous avons atteint le point culminant de cette crise. Reste maintenant à trouver la bonne clef de répartition et ce n’est pas le plus simple.


Inauguration de la salle des fêtes de Rodez : entre discours et petites phrases entre amis

16 janvier 2012

La nouvelle salle des fêtes de Rodez a été inaugurée le 7 janvier 2012 en présence du maire de Rodez, de Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées et d’Emmanuel Nebout, l’architecte et maître d’oeuvre du projet. Jean-Claude Luche, Président du Conseil général était représenté par M. Jean-Claude Anglars tandis que le président de l’agglomération du rand Rodez était absent.

A son habitude, M. Teyssèdre s’est livré à une opération de promotion médiatique de la municipalité, en se félicitant des importants investissements réalisés et en cours depuis son arrivée à la mairie en 2008. A l’en croire, grâce à lui, les investissements de la ville ont plus que doublé par rapport à ses prédécesseurs. On connaît le discours pour le moins erroné et fantaisiste du maire, qui n’hésite d’ailleurs pas à se répéter, probablement pour tenter de mieux convaincre son auditoire ! Un discours pour le moins fumeux, sans grande consistance.

A l’inverse, le discours de Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées a été précis et d’une bonne tenue. S’il a regretté, ce qui est pour lui un certain désengagement de l’Etat, il a rappelé que la région investissait beaucoup dans la culture, la formation et l’enseignement, les transports et le développement économique ; précisant que dans ces domaines, le département de l’Aveyron et Rodez en particulier étaient particulièrement privilégiés. Il s’est d’ailleurs plu à saluer parmi l’assistance quelques vice-présidents de l’agglomération, parmi lesquels Fabrice Geniez, le maire d’Onet-le-Château à qui il a rappelé que la Région avait également participé au financement du futur théâtre qu’il viendra inaugurer bientôt.

Pour autant, Martin Malvy n’a pas manqué de revenir sur deux dossiers chauds qui ont opposé ces derniers mois Christian Teyssedre, le maire de Rodez et Jean-Claude Luche, le président du Conseil général : la RN88 et l’extension de l’université Jean-François Champollion à Rodez.

Sur ces deux dossiers importants pour Rodez et le département, il s’est félicité des accords intervenus entre la région et le département de l’Aveyron sur le financement de la RN88 à 2 X 2 voies jusqu’à Rodez et le déblocage récent du dossier de l’université, désavouant ainsi explicitement M. Teyssèdre qui avait violemment pris à parti Jean-Claude Luche sur ces deux dossiers. Comme chacun le sait, non seulement, il est clair que le maire de Rodez n’a joué aucun rôle dans le déblocage du dossier de la RN88 et qu’il a tout faux à propos de l’extension de l’université. En effet, c’est finalement sur le site de Saint Eloi et non celui des anciennes casernes que s’installera l’université J-F Champollion. Un véritable camouflet adressé au maire de Rodez par le président de région.

Martin Malvy a également tenu à rappeler que la région finançait la RN88 à 2 x 2 vois dans le département du Tarn, y compris la rocade d’Albi. Quant on sait que le maire de Rodez n’a strictement rien fait pour débloquer le grand contournement de Rodez depuis son arrivée à la mairie en 2008 et qu’il s’offusque maintenant du manque d’investissement de Conseil général sur la rocade de Rodez (la RN 88 qui relève de la compétence de l’Etat), on mesure l’ampleur de l’infamie : accuser les autres de difficultés dont il est le principal responsable. Face au président de région, M. Teyssèdre n’a toutefois pas bronché et s’est bien gardé de la moindre remarque.

Pour quelqu’un qui prétend être proche du président de région, pourquoi n’a-t-il pas obtenu une aide de ce dernier pour l’engagement du grand contournement ou de l’aménagement de la rocade de Rodez ? Tout simplement parce qu’il n’a jamais rien fait sur ce dossier qui relève pourtant, pour partie, de sa compétence en tant que maire de Rodez et vice-président de l’agglomération du Grand Rodez. Est-il besoin de rappeler que si ce dossier de la RN88 à 2 X 2 voies a pu aboutir, même si ce n’est que partiellement, c’est grâce à l’implication de Marc Censi, maire de Rodez, président de l’agglomération du Grand Rodez et du syndicat mixte pour la promotion  de l’axe Toulouse-Lyon jusqu’en 2008, qui s’est investi durant de longues années sur ce dossier vital pour l’économie régionale ? Tel n’est pas le cas de son successeur M. Teyssèdre qui a totalement abandonné ce dossier essentiel pour Rodez.

Dernier point qui semble échapper à M. Teyssèdre, ce n’est pas le montant des investissements qui fait la valeur d’un bilan, mais leur intérêt et leur cohérence dans le schéma de développement futur de la ville. Or, de ce côté-là, c’est l’aventure ! Au vu du coût de certaines réalisations et de l’explosion à venir de la dette de la ville et de l’agglomération, alors que notre pays traverse l’une des plus graves crises financières de son histoire, le retour sur investissement est loin d’être acquis. Nous aurons hélas l’occasion d’en reparler !


France : le pays perd sa note AAA

13 janvier 2012

Après plusieurs mois de suspense, l’agence Standard & Poor’s a finalement dégradé d’un cran la note AAA de la dette de la France et de quelques autres pays de l’Union européenne.

Avec la France, les pays du sud de l’Europe qui n’avaient plus leur AAA depuis bien longtemps : le Portugal, l’Espagne et l’Italie, ont été dégradés encore plus lourdement (de plus de deux points). Pour l’instant, les autres agences n’envisagent pas de suivre Standard & Poor’s. A l’inverse, les bons élèves de la zone euro qui ont fait preuve ces dernières d’une parfaire maitrise de leurs déficits publics et de leur dette conservent leur note AAA.

Au final, la France limite les dégâts et n’est dégradée que d’un seul point à AA+. Mais l’autre mauvaise nouvelle est cette note AA+ est placée sous perspective négative. Cela signifie qu’à défaut de s’engager dans des mesures strictes de réduction des déficits publics, une nouvelle dégradation de la note de la France est envisageable. «Il y a au moins une chance sur trois pour que la note de la France soit encore dégradée en 2012 ou en 2013», a affirmé l’agence de notation américaine dans un communiqué.

Cette dégradation attendue depuis plusieurs mois ne devrait cependant pas impacter significativement les taux d’intérêts auxquels la France emprunte. Son dernier emprunt à long terme début janvier 2012 s’est fait aux alentours de 3.30%, soit 1.30% au-dessus du taux accordé à l’Allemagne. Ce qui reste raisonnable et laisse à penser que les taux à venir ne devraient pas s’envoler et pénaliser outre mesure notre économie.

Sur les raisons de cette dégradation, elles sont bien connues : une augmentation régulière de la dette française depuis 25 ans, sans véritable volonté politique des divers gouvernements à enrayer cette évolution. En effet,  la France depuis toujours n’a jamais réellement montré sa détermination à lutter efficacement contre ses déficits publics et la réduction de sa dette. Ce manque de détermination des divers gouvernements successifs a permis l’explosion de la dette française à l’occasion de la crise financière de 2008, puis de la zone euro. Enfin, la faiblesse actuelle des banques française constitue un facteur risque supplémentaire.

Par ailleurs, le contexte électoral actuel n’a pas favorisé la mise en place d’une politique de rigueur budgétaire à la hauteur des enjeux. Plus grave, les désaccords flagrants entre les deux principaux candidats à l’élection présidentielle sur les mesures de rigueurs à prendre après l’élection, ont fini par convaincre les marchés que la France, par delà les apparences et ses bonnes intentions, n’était probablement pas prête à s’engager dans une véritable politique de rigueur budgétaire et de réforme profonde de l’Etat.

En ce sens, le candidat socialiste, par un manque de fermeté et de conviction dans les mesures envisagées, porte sa part de responsabilité dans cette dégradation du AAA de la France. Quant-à tenter d’imputer cette dégradation à la seule responsabilité de Nicolas Sarkozy, relève de la pure manipulation politique. Sur ce point, force est de reconnaître de François Bayrou a fait preuve d’un certain pragmatisme en déclarant que cette dégradation de la dette française n’est pas imputable au seul Nicolas Sarkozy, mais aux divers gouvernements de droite et de gauche qui se sont succédés ces 15 dernières années.

En pleine campagne électorale, espérons que les candidats sauront prendre cet avertissement pour ce qu’il est et mettre en place, avant qu’il ne soit trop tard, les mesures de rigueur qu’imposent pour réduite significativement, et au plus vite, les dépenses publiques qui alimentent la dette.

Petite note d’optimisme, Wolfgang Schäuble le ministre allemand des Finances a aussitôt tenté de rassurer la France. « La France est sur la bonne voie », a-t-il déclaré, réaffirmant ainsi la solidarité de Berlin avec Paris. Il a souligné que seule Standard & Poor’s a dégradé la France, alors que les deux autres grandes agences internationales d’évaluation financière, Moody’s et Fitch, attribuent toujours, pour l’instant, la note AAA à la France.


France : c’est enfin parti pour Free Mobile, le 4ème opérateur de téléphonie mobile

10 janvier 2012

Après plusieurs semaines de buzz savamment organisé, Free Mobile, le quatrième opérateur de téléphonie mobile vient enfin d’être lancé ce 10 janvier 2012.

L’attente entretenue ces derniers mois ne devrait pas décevoir les consommateurs à la recherche de tarifs compétitifs. Free Mobile propose un forfait illimité vers les fixes et mobiles en France et vers 40 destinations à l’étranger, le tout sans engagement de durée pour 19.99 €/mois seulement (15.99 €/mois pour les abonnés Freebox). Ces forfaits comprennent les SMS/MMS illimités et l’accés internet jusqu’à 3 Go. Attention, ce tarif privilégié n’est garanti qu’aux  3 premiers millions d’abonnés. Pour en savoir plus : mobile.free.fr

Face aux 3 opérateurs mobiles en place, le nouvel entrant devait frapper fort pour parvenir à leur prendre rapidement des parts de marché et atteindre son seuil de rentabilité. Rappelons cependant que le prix proposé par Free Mobile ne comprend pas l’acquisition du téléphone (contrairement aux opérateurs traditionnels) ; en réalité, pour un smartphone de moyenne gamme de l’ordre de 200 €, le coût total mensuel devrait avoisiner les 30 €/mois. Ce qui approche singulièrement les tarifs des offres low-cost de Soho, Red de SFR ou B & You et des nombreux MVNO (Opérateurs mobiles virtuels).

C’est donc parti pour une guerre sans merci dans la téléphonie mobile. Face aux offres de Free Mobile, Orange, SFR et Bouygues Télécom vont prochainement répliquer pour ajuster certains de leurs forfaits. A l’instar des baisses de tarifs enregistrées depuis quelques mois, il y a de fortes chances que le consommateur de services mobiles y trouve son compte.

Il sera d’ailleurs intéressant d’observer comment Free Mobile va être en mesure de proposer des services de qualité adaptés à la diversité de la clientèle, un réseau performant capable d’absorber les besoins croissant en data et un service après-vente à la hauteur. Un sacré défi pour l’opérateur low-cost qui arrive sur un marché mature et exigeant de plus de 60 millions d’abonnés.

Ces tarifs de Free Mobile résisteront-ils longtemps à l’explosion de la consommation data et aux colossaux besoins annuels en investissements nécessaires à l’augmentation de la capacité du réseau, sans oublier la mise en œuvre de la couteuse 4G qui entrera en service dés 2013 ? A terme, pas sûr que le nouvel entrant puisse financièrement tenir le coup alors même qu’il devra régler annuellement une facture d’un milliard d’euros à Orange au titre de l’utilisation de son réseau 3G et demain à SFR pour la 4G. Une chose est sûre : Free Mobile n’a pas le droit à l’erreur dans les prochains mois.

Bon vent au nouvel opérateur qui apporte malgré tout une bouffée de concurrence sur le marché de la téléphonie mobile française.


Rodez : la nouvelle salle des fêtes inaugurée

9 janvier 2012

Samedi 07 janvier, la nouvelle salle des fêtes a été inaugurée en présence du maire de Rodez, de Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, de Jean-Claude Anglars, présentant Jean-Claude Luche, président du Conseil général de l’Aveyron et Emmanuel Nebout, architecte et maître d’oeuvre. A noter l’absence remarquée de Ludovic Mouly, le président de l’agglomération du Grand Rodez, pourtant cofinanceur de l’équipement.

Après plus de 14 mois de travaux, le premier des grands chantiers de la ville de Rodez, a enfin vu le jour. D’un coût global de 8 255 000 €, le projet a été cofinancé par l’agglomération du Grand Rodez à hauteur de 1 100 000 €, de la région Midi-Pyrénées pour 1 100 000 € au titre du contrat d’agglomération et le Conseil général de l’Aveyron pour 300 000 € ; soit un coût effectif supporté par la ville de Rodez d’environ 5 725 000 €.

D’une superficie de 1 100 m2, la grande salle rectangulaire et moderne remplacera avantageusement la vétuste salle des fêtes détruite en 2010 pour faire place au musée Soulage. Ce nouvel équipement qui comprend plusieurs salles de réunion attenantes, devrait donner satisfaction aux ruthénois et principaux organisateurs de manifestations. Elle est le premier équipement sorti de terre prés de l’ancien foirail qui devrait voir émerger d’ici l’année prochaine, d’une part, le musée Soulages et, d’autres part, le multiplexe de cinémas et le parking souterrain.

Cet ensemble de chantiers préparés et finalisés par l’ancienne municipalité, trouve là un aboutissement pour le moins laborieux mais qui devrait largement contribuer au renouveau de ce quartier, à l’animation culturelle de la ville et plus largement à la renommée de celle-ci au-delà du département. Dommage que de nombreuses malfaçons ou problèmes de finitions soient à déplorer, s’agissant d’une réalisation si couteuse pour la collectivité. Gageons que les travaux nécessaires à leur résorption ne différeront pas trop la livraison définitive de l’ouvrage et que cela n’aura aucune conséquence sur sa longévité car c’est un investissement pour une durée de 30 à 40 ans au minima.

On se rappelle que ce dossier avait trainé en longueur et fait couler beaucoup d’encre en raison des modifications apportées par la nouvelle municipalité par rapport au projet initial. En effet, jouxtant initialement le multiplexe de cinéma et le musée Soulages, ce qui était alors un palais de congrès-salle des fêtes a été sensiblement remodelé par l’équipe Teyssèdre sans que l’on en connaisse les véritables raisons. Toujours est-il que le palais de congrès, équipement pourtant complémentaire du musée et indispensable pour Rodez, a été purement et simplement abandonné au profit d’une salle des fêtes pour un coût comparable. Elle a pris place sur les anciens terrains de tennis du plateau Paul Lignon, emplacement réservé par l’ancienne municipalité à des manifestations culturelles extérieures (fêtes foraines, expositions diverses, cirques…) et le stationnement de surface gratuit.

Rappelons au passage que lorsqu’il était dans l’opposition, ce même Christian Teyssèdre ne manquait pas une occasion d’accuser la municipalité d’alors de vouloir rendre le stationnement payant sur le plateau du foirail. Ce sera pourtant le cas ici en raison du choix d’y réaliser un parking souterrain payant. S’agissant enfin de l’abandon du palais des congrès, ce dernier exigeait encore y a quelques année avec force et virulence, sa réalisation en affirmant qu’il constituait un équipement structurant essentiel, évoquant au passage l’équipement réalisé par l’agglomération du Bassin d’Aurillac. Comme quoi, il y a un gouffre entre être dans l’opposition et être le premier magistrat de la ville !

Toujours est-il que les ruthénois ont perdu un parking gratuit et un palais des congrès vital pour une agglomération de 60 000 habitant, tant en terme de développement économique que d’emplois. Probablement une belle  occasion manquée ! Dernière remarque, le projet de salle des fêtes-palais des congrès soutenu par l’équipe précédente, devait être porté par la communauté d’agglomération du Grand Rodez, maître d’ouvrage. Finalement, cette dernière s’est désengagée et la ville de Rodez est devenue le maître d’ouvrage. Au final, voilà un projet pour le moins couteux pour une simple salle des fêtes qui risque de peser lourdement sur les finances locales, au moment où d’autre projets municipaux importants devraient voir le jour.

Que penser de la mise en service de cet équipement qui ne répond que très partiellement aux besoins de la ville ?En attendant, il servira utilement les habitants et aura eu le mérite de soutenir les entreprises des travaux publics de la région. Tant pis si la dette en prend un coup.


Rodez : la municipalité utilise le bulletin municipal à des fins d’autopromotion

5 janvier 2012

Les ruthénois ont pu découvrir durant les fêtes de fin d’année le n° hors-série du bulletin municipal : Rodez notre ville.

Intitulé « Bilan à mi-mandat », il se présente sous la forme d’un catalogue présentant une série de « projets » numérotés de 1 à 170.  Que les ruthénois se rassurent, rien de bien nouveau et le nombre de dossiers retenus n’a ici pas grand intérêt. Ce que l’on appelle ici « projet » n’a rien d’un véritable projet tel qu’on l’entend habituellement. Il s’agit d’une simple liste de chantiers réalisés ou en cours, et plus généralement à l’état de simples projets ; mais le plus souvent il ne s’agit que de simples manifestations bien ordinaires qu’organisent toutes les municipalités.

En outre, ces prétendus « projets » ne concernent pas seulement ceux financés par la ville de Rodez, mais aussi ceux portés par d’autres collectivités telles l’agglomération du Grand Rodez, l’Etat, la région ou le département. Quand au montant de ces « projets », ils mentionnent un coût global qui risque d’être, au final, sensiblement plus élevé, sans qu’aucune mention ne soit faite sur la quote-part financée par des tiers. Cela fait ainsi plus gros et plus c’est gros, plus çà passe ! Un catalogue à caractère strictement électoral qui ne signifie pas grand-chose mais qui veut donner l’illusion que les choses bougent à Rodez. Il est vrai que Christian Teyssèdre est passé maître dans l’art de la manipulation médiatique.

Il serait surprenant que ce type d’autopromotion finisse par convaincre grand monde, d’autant qu’à y regarder de plus prés, beaucoup d’interrogations se font jour. On peut craindre, à terme, un dérapage des dépenses de fonctionnement et surtout une explosion de la dette de Rodez et de l’agglomération du Grand Rodez. Côté structurant et retour sur investissement, l’inquiétude doit être de mise sur la base de ces « projets » qui dénotent un véritable manque de vision globale et cohérente.

Cette présentation pour le moins trompeuse explique probablement les allégations répétées de M. Teyssèdre selon lesquelles la ville de Rodez aurait réalisé, en moins d’un mandat, deux fois plus d’investissements que les municipalités précédentes. On aimerait connaître le détail d’un tel chiffrage pour le moins farfelu. Et dire que lors des dernières élections municipales de 2008, on reprochait à l’équipe de Marc Censi d’avoir trop investit ! Cela dit, si la municipalité socialiste comptabilise dans les investissements propres à Rodez, ceux financés par la communauté d’agglomération du Grand Rodez et les quotes-parts des projets financés par l’Etat, la région et le département, on arrive probablement à un tel doublement. Mais dans cette hypothèse, une telle comparaison n’a aucun sens et n’a donc aucune valeur.

Voilà encore une opération d’enfumage comme M. Teyssèdre les aime. La municipalité pourra-t-elle longtemps cacher les insuffisances et les lacunes au niveau de certains investissements vitaux sacrifiés, comme le palais des congrès ou le parc des expositions pourtant porteurs de développement local et d’emplois durables ?

On aimerait entendre l’opposition municipale le plus souvent aux abonnés absents à Rodez. Aurait-elle à ce point peur de M. Teyssèdre ? Nous aurons prochainement l’occasion de revenir sur quelques « projets » mis en avant par ce dernier bulletin municipal qui méritent quelles précisions et démontrent le parti pris et la mauvaise foi de l’équipe municipale qui ne recule devant rien pour travestir la réalité.


Bona annada 2012 – Happy new year 2012

1 janvier 2012

Une nouvelle année commence ; une année qui s’annonce pour le moins délicate à bien des égards, notamment en raison de la grave crise que traverse l’Union européenne et la zone euro en particulier.

Espérons que les responsables politiques européens sauront prendre les bonnes décisions et faire franchir un pas décisif à l’Union européenne vers une plus grande intégration et convergence des politiques économiques, budgétaires, fiscales et sociales. C’est la seule voie possible pour l’Europe pour préserver son développement avenir. Principale puissance économique mondiale, elle doit garder confiance en elle et retrouver les voies de la croissance pour peser sur le monde.

La France ne peut subsister qu’au travers de l’Union européenne et non en se repliant sur elle-même. Pour cela, elle doit se montrer exemplaire en poursuivant les réformes de structures qui seules permettront de réduire substantiellement ses dépenses publiques et, à terme, son importante dette. C’est le seul moyen de préserver notre économie et par là même notre système social. Reste à espérer que les partenaires sociaux sauront rapidement trouver des solutions à l’allemande et que la campagne présidentielle qui s’annonce sera l’occasion d’aborder au grand jour les problèmes de fonds qui se posent aujourd’hui à notre pays : les réformes structurelles, le manque de compétitivité et de flexibilité.

Les électeurs n’ignorent pas que la France a vécu au dessus de ses moyens depuis plus de 30 ans. Il n’est que temps pour la France de revenir aux réalités du monde d’aujourd’hui et de regarder l’avenir en face. Cela passe nécessairement par la révision d’un certain nombre d’avantages sociaux et fiscaux aujourd’hui démesurés au regard de la mondialisation en cours. C’est le seul moyen pour notre pays de retrouver les chemins de la croissance et de l’emploi.

En 2012, Rodez-News va essayer de poursuivre son rôle d’information en mêlant actualité locale, nationale et mondiale. En 2011, pas moins de 122 articles ont été publiés pour plus de 25 000 visiteurs. Merci pour votre confiance et vos encouragements. D’accord ou pas, n’hésitez pas à faire part de vos commentaires. A bientôt sur Rodez-News !

Meilleurs voeux  – Bona annadaHappy new year

Joseph Donore – Rodez-News


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