USA-Chine : Obama hausse enfin le ton !

Dans ces mêmes colonnes, nous avons récemment dénoncé l’arrogance chinoise au cours de ces derniers mois. Profitant de la crise internationale qui a frappé les économies occidentales depuis 2008, la Chine largement épargnée avec un taux de croissance de 8% en 2009, parade aux yeux du monde pour rappeler qu’elle est dorénavant une puissance avec laquelle il faudra compter.

Certes, même si elle est récemment devenue le 3ème exportateur mondial, elle semble oublier qu’elle n’est encore qu’un pays en voie de développement dont le PIB par habitant est 10 fois moins élevé que les grands pays développés. Plus inquiétant, son régime n’est autre qu’une dictature implacable qui n’a de cesse de bafouer le droit international et les droits de l’homme en particulier. Dans ce contexte, la Chine dont l’économie s’est largement développée grâce au pillage organisé de la technologie occidentale et au mépris des règles environnementales, est loin d’être en mesure de pouvoir donner des leçons aux nations libres.

L’arrogance chinoise est d’autant plus inacceptable que le pays n’a rien de démocratique (emprisonnement des opposants, absence de liberté de la presse, répression sanglante de toute manifestation notamment au Tibet et au Sin-Hiang…) et soutient les régimes les plus malfaisants de la planète (Iran, Venezuela, Corée…). Dans ce contexte, les pays démocratiques, et notamment les Etats-Unis, l’Europe et le Japon n’ont d’autre alternative que de remettre la Chine à sa juste place. Après un an de complaisance, voire de faiblesse coupable, Barack Obama semble enfin avoir pris ma mesure du double jeu de la Chine. En ce début d’année 2010, les gentillesses américaines envers la Chine semblent bel et bien finies !

Après le bras de fer entre Google et le gouvernement chinois, les Etats-Unis viennent d’annoncer un important contrat d’armement de 6,4 milliards de dollars conclu avec Taiwan pour la fourniture de missiles antimissile Patriot et d’avions de combat de dernière génération. Selon le chef de la diplomatie chinoise Yang Jiechi : « C’est évidemment une violation du code de conduite entre les nations et des accords entre la Chine et les Etats unis« . A titre de mesure de rétorsion, le gouvernement chinois qui persiste à considérer Taiwan comme l’une de ses provinces, a aussitôt suspendu ses échanges militaires avec les Etats-Unis et annoncé des « sanctions appropriées contre les sociétés américaines impliquées ».

La rencontre prévue mi-février 2010 aux Etats-Unis entre Barack Obama et le Dalaï-Lama, considéré par Pékin comme un terrible « rebelle séparatiste tibétain », a fait monter d’un cran la tension entre la Chine et les USA. Les prédécesseurs d’Obama ont tous rencontré le leader spirituel tibétain, mais la Chine n’avait jamais été au-delà de vives critiques. Pour la première fois, la Chine a averti les Etats Unis qu’un entretien entre le président américain et dalaï-lama aurait un impact négatif sur les relations bilatérales. Voilà qui en dit long !

L’annonce de cette rencontre fait suite à des échanges vifs, ces derniers temps, venant s’ajouter à des multiples désaccords sur les questions du libre échange, des taux de change de la monnaie chinoise, de la censure sur internet et des droits de l’Homme. Le bras de fer ne fait que commencer et les futures négociations internationales risquent d’être animés.

Il était grand temps que les Etats-Unis se réveillent enfin. Face à l’arrogance chinoise, la seule et unique réponse reste la fermeté même si cela doit être au détriment de la perte de quelques marchés. Quand à l’Europe, première puissance économique mondiale, on aimerait qu’elle suive la voie américaine et se décide elle aussi à plus de fermeté face à la Chine afin de préserver la stabilité et la sécurité du monde !

Plus d’infos : Google

France : tension sur le réseau électrique ou les limites du tout nucléaire (2)

Electricité en France : les limites du tout nucléaire

Les insuffisances du réseau électrique à haute tension de RTE, largement sous-dimensionné pour alimenter les régions Bretagne et en PACA, très déficitaires en production d’énergie, sont loin d’expliquer les difficultés actuelles. Les problèmes sont anciens et complexes. Ils sont la résultante, d’une part, de l’importance du nucléaire au détriment des énergies propres d’origine éolienne et solaire (moins de 1% de l’énergie produite en France, contre 5% à 8% dans certains pays) et, d’autre part, du maintien d’un niveau élevé des consommations d’électricité dans notre pays favorisé par le tout électrique.

Nos principaux voisins européens (l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie et l’Espagne) dont la part d’énergie d’origine nucléaire est nettement inférieur à 50% (mais dont la production d’électricité éolienne et solaire bien plus importante), arrivent à satisfaire pleinement leurs besoins, y compris en hiver, contrairement à la France ! Qui plus est, ces mêmes pays sont en capacité de nous vendre leurs excédents au tarif fort !

Ceci démontre au besoin les limites du modèle français fondé sur le tout nucléaire. Nos voisins ont su développer les énergies renouvelables pour satisfaire leurs besoins énergétiques, tout en promouvant leur industrie dans ces domaines. Bien belle leçon données aux français restés figés sur l’énergie nucléaire qui a absorbée tous les financements publics et empêché l’émergence des énergies alternatives. Malgré les fonds considérables investis, la France s’avère incapable de satisfaire ses besoins énergétiques en hiver et a raté le train des nouvelles énergies. En dépit d’une prétendue expertise dans le domaine nucléaire, ses industriels (Areva, Total, Gdf-Suez, Edf) ont récemment perdu l’un des plus gros contrats de construction de réacteurs nucléaires de nouvelle génération (EPR) à Abou-Dhabi (28 milliards d’euros), au détriment d’un groupe d’entreprises mené par l’électricien coréen Kepko, nouveau venu sur le marché (en collaboration avec Samsung, Hyundai, Doosan, Westinghouse et Toshiba). Beaucoup d’argent public gaspillé et une belle gifle pour les entreprises françaises !

Il est temps pour le gouvernement d’impulser de profonds changements en favorisant la diversification des moyens de production de l’électricité, en encourageant les énergies renouvelables, créatrices d’emplois,  mais aussi en faisant en sorte que les consommateurs réduisent sensiblement leur consommation d’électricité à l’avenir. C’est le prix à payer pour nous préserver de coupures d’électricité, assurer notre indépendance énergétique et développer nos emplois industriels.

Cela passe inéluctablement par la réduction de la part de l’énergie d’origine nucléaire dans la production d’électricité française, énergie qui rappelons le, reste consommatrice d’énergie fossile, n’en déplaise à EDF et Areva. Cela passe aussi par la modulation des tarifs de l’électricité en fonction des saisons et des heures de la journée afin de pénaliser les gros consommateurs, mais aussi par une augmentation des tarifs dans les zones faiblement productrices d’énergie telles la Bretagne et la Côte d’Azur.

Plus d’infos: http://energies.edf.com/edf-fr-accueil/la-production-d-electricite-edf/-nucleaire-120205.htmlArevawww.cea.fr/energiewww.asn.frwww.sfen.org/www.criirad.orgwww.greenpeace.org/france/campagnes/nucleaire

A suivre :

  • (1) Tension sur le réseau électrique français
  • (3) L’ouverture à la concurrence des concessions de barrages
  • (4) L’hydroélectricité, une énergie renouvelable leader en Aveyron
  • (5) Les autres énergies renouvelables en Aveyron (éolien, solaire…)

France : l’inévitable réforme du régime des retraites (1)

Nicolas Sarkozy a confirmé l’engagement de la réforme du régime des retraites en 2010

Dans le courant d’année 2010, comme l’a récemment confirmé le président de la République, le gouvernement devrait engager la réforme des retraites. Sujet ô combien sensible chez les français réputés très conservateurs s’agissant de leurs petits acquis sociaux. Une large concertation devrait prochainement débuter, tant au niveau politique que social, sur le sujet.

Martine Aubry, première secrétaire du Parti Socialiste, en prévision de cette réforme avait suscité la polémique dans son camp le 17 janvier dernier en déclarant que le départ à la retraite pouvait intervenir à 61 ans, voire 62 ans. Tentative d’ouverture pour se faire pardonner d’avoir soutenu la mise en place des 35 heures tant décriées par beaucoup ou coup politique en vue de s’imposer en tant que challenger de Nicolas Sarkozy pour la future présidentielle ?

Toujours est-il qu’une semaine plus tard, le bureau national du PS a adopté à l’unanimité un texte réaffirmant le « maintien » de l’âge légal du départ à la retraite à 60 ans, « c’est-à-dire la possibilité de faire valoir ses droits, quel que soit le montant de sa retraite« . « C’est le seul droit encore attaché à l’âge légal de départ à la retraite et nous le défendrons« . Une position à laquelle Mme Aubry s’est finalement ralliée pour dissiper tout  malentendu. Pour autant, elle reconnaît que « beaucoup de Français partent à 61 et 62 ans » pour avoir une retraite à taux plein et s’est dite prête à discuter avec le président Nicolas Sarkozy d’une réforme de la retraite.

Si certains s’étaient un peu vite réjouis de cette évolution encourageante des socialistes français, trop souvent enclins à refuser à tout ce qui, de prés ou de loin, pourrait ressembler à une remise en cause de quelques acquis sociaux, ils risquent d’en être pour leurs frais. Manifestement, les gardiens du dogme socialiste, sont toujours aussi influents. Il faudra attendre encore un peu, mais jusqu’à quand ?

Ce nouveau repli du PS tranche singulièrement avec les propos courageux de François Chérèque, patron de la CFDT. Selon lui, tous les sujets doivent être abordés à l’occasion de cette concertation :  l’âge de départ à la retraite,  la pénibilité au travail, en passant par l’emploi des seniors et la durée de cotisation. Il ne désespère d’ailleurs pas de parvenir à un «consensus national» sur ce dossier ultrasensible. «Les éléments de la réforme de 2003 ne sont plus contestés et la France n’a pas besoin d’un conflit sur ce sujet», a-t-il indiqué, jugeant au passage «intéressante» l’évolution du discours de Martine Aubry, qui ne s’est pas déclarée hostile à un report «vers 61 ou 62 ans» de l’âge de départ. «Pourvu que ça dure», s’est-il empressé d’ajouter…

Si la CFDT reste ouverte sur le sujet de l’âge de la retraite, le syndicat estime que celui-ci doit cependant  rester une «référence» pour les salariés ayant commencé à travailler jeunes. «Dire que tout le monde partira à 62 ans enlèverait des éléments de choix», a nuancé François Chérèque. Gageons que ces propos responsables et de bon sens seront entendus par quelques syndicats radicaux de la fonction publique !

Prochainement :

  • (2) Retraites : une réforme devenue inéluctable pour préserver le régime des retraites en France

Chine : le nouvel impérialisme (4)

Mettre un terme à l’hégémonie et à l’arrogance chinois, pour préserver l’avenir de la planète

En ce début d’année 2010, la Chine vient une nouvelle fois de faire preuve de sa volonté hégémonique en mettant en demeure Google, le leader mondial de l’internet, de se conformer strictement aux demandes de son gouvernement (interdiction d’accés à de très nombreux sites internationaux, conditions restrictives à son développement en Chine…). Une fois de plus, ces exigences contraires à la liberté politique et économique, visent ni plus ni moins, à permettre de conserver le contrôle de l’information en Chine et à conforter les entreprises chinoises au détriment des autres. Voilà une belle démonstration de l’impérialisme chinois, qui après avoir profité et pillé la technologiques des pays tiers, n’hésite pas à expulser ces mêmes entreprises dont la concurrence risquerait de nuire au développement de ses propres activité. Espérons que ce repli de Google, serve à beaucoup d’autres entreprises occidentales.

La meilleure façon d’aider la Chine à évoluer favorablement et rejoindre les nations démocratiques avancées en préservant la planète ainsi que l’économie et les emplois en Europe, c’est de mettre un sérieux coup de frein à l’achat des produits « Made in China » ou « Made in PRC » ou sans mention de pays, car c’est la même chose. Finalement, même s’ils sont bon marché (on sait pourquoi), ils sont généralement de très mauvaise qualité. Inutile d’en faire la liste, elle est trop longue…

Alors, pas d’hésitation. Consommons intelligemment et durablement pour préserver l’avenir de la planète en refusant les produits chinois qui inondent aujourd’hui le monde. N’oublions pas le poids et l’influence des consommateurs sur les marchés, y compris sur le marché chinois. Pour le bien de l’humanité et le respect des droits de l’homme en Chine, nous avons collectivement les moyens de leur imposer des changements majeurs qui soient conforme aux attentes des pays démocratiques, riches ou pauvres, et à leur propre intérêt.

Privilégions, autant que faire ce peu, les produits « Made in Europe », et plus généralement les produits biologiques, durables et ceux issus du commerce équitable.  Les avantages d’acheter européen sont multiples : produits généralement durables et surtout beaucoup plus sûrs, de bien meilleure qualité, d’une plus grande fiabilité et dépannage/réparation facilité, avec des coûts de transport réduits ; d’où moins de CO2 émis…

Revenons à des saines habitudes pour préserver notre planète Terre et les générations futures : consommons local en priorité, tout en préservant des emplois durables chez nous. Tant qu’elle ne respectera pas les droits de l’homme et ne se conformera pas aux règles de droit international, bannissons la Chine de nos paniers !

Plus d’informations :  Tibet InfoGoogleYou TubeFacebookTwitterInfosud Google

France : tension sur le réseau électrique ou les limites du tout nucléaire (1)

La France, depuis les années 1970 et le premier choc pétrolier de 1973, a fait le choix de l’électricité nucléaire pour assurer son indépendance énergétique.

Pour ce faire, en moins de deux décennies, sous des gouvernements différents, le pays a investi massivement pour développer son programme de centrales nucléaires. Si la mise en service de nouvelles centrales nucléaires se fait rare depuis 2000, EDF, premier électricien nucléaire mondial, gère en France un parc de production composé de 58 unités de production, réparties sur 19 centrales. Pour remplacer son parc de centrales, dont les premières pourraient être arrêtées vers 2020, l’opérateur électrique national construit actuellement le premier EPR français à Flamanville. Son démarrage est prévu en 2012 et la première production électrique en 2013. L’EPR constituera le premier exemplaire d’une nouvelle génération de réacteurs nucléaires.

Si l’énergie nucléaire participe à la production de prés de 81% de l’électricité en France, le vieillissement du parc, le retard pris dans son renouvellement et l’importance prise par le nucléaire au détriment des autres sources d’énergie : hydraulique (8%), gaz, éolienne, solaire…) ne sont pas sans poser aujourd’hui de réels problèmes d’approvisionnement pour les années à avenir. Au vu du coût très important du démantèlement prochain des vieilles centrales ou de leur modernisation jusque là non budgétisés par EDF et des surcoûts inhérents à la mise en service pour le moins difficile des EPR, on est en droit de s’interroger sur la capacité financière d’EDF à faire face à une situation qui s’annonce très tendue dans les prochaines années.

Pendant de trop longues années, EDF a tout misé son développement sur la seule énergie nucléaire, dévoreuse de capitaux, sans se soucier des lendemains. Après avoir incité durant des décennies les français à privilégier l’équipement de leur maison en énergie électrique, prétendument bon marché et abondante, l’électricien public, soutenu par les gouvernements successifs, a généré une demande en énergie électrique qui paraît aujourd’hui démesurée, et en tout cas, sensiblement supérieure à ses capacités de production, notamment en cas de forte demande en période hivernale.

EDF, ces dernières années, n’est plus en mesure de satisfaire la demande d’électricité en hiver et par grand froid. Elle doit en  importer massivement d’Allemagne et d’Italie, au tarif fort, comme cela a été le cas en janvier 2010, participant ainsi un peu plus au déséquilibre de notre balance commerciale. Si ce déficit de production d’électricité se trouve accentué par l’indisponibilité de certaines centrales nucléaires en maintenance, on peut légitimement s’interroger sur cette incapacité pour la France à produire l’énergie nécessaire à ses besoins.

Les responsabilités d’EDF et de l’Etat français depuis 30 ans sont pleines et entières. Nous payons aujourd’hui le prix fort pour avoir encouragé l’équipement des logements en tout électrique depuis des décennies et maintenu artificiellement, pour des raisons politiques, les tarifs de l’électricité à un prix inférieur au coût de revient de l’énergie nucléaire. Le manque à gagner pour EDF, aujourd’hui en difficulté pour financer ses investissements et le démantèlement des centrales nucléaires, est très important et nécessitera une augmentation substantielle du prix de l’électricité dés 2010. Il n’y a pas d’autre alternative pour compenser les erreurs passées et s’engager enfin sur le développement des énergies renouvelables.

Plus d’infos: http://energies.edf.com/edf-fr-accueil/la-production-d-electricite-edf/-nucleaire-120205.htmlArevawww.cea.fr/energiewww.asn.frwww.sfen.org/www.criirad.orgwww.greenpeace.org/france/campagnes/nucleaire

A suivre :

  • (2) EDF sous tension en France
  • (3) L’ouverture à la concurrence des concessions de barrages
  • (4) L’hydroélectricité, une énergie renouvelable leader en Aveyron
  • (5) Les autres énergies renouvelables en Aveyron (éolien, solaire…)

Rodez : Jean-Claude Luche et Brigitte Barèges lancent la campagne des élections régionales 2010

Brigitte Barèges, tête de liste aux élections régionales en Midi-Pyrénées et Jean-Claude Luche, tête de liste à ces mêmes élections pour le département de l’Aveyron, ont inauguré ce samedi 23 janvier la permanence départementale place du Bourg à Rodez, en présence de nombreux amis qui avaient répondus présents en dépit du froid.

Jean-Claude Luche, par ailleurs président du Conseil général de l’Aveyron, a brièvement présenté sa liste renouvelée (non encore officialisée par les instances nationales), alliant expérience et jeunesse, composée de personnes réparties sur les quatre coins du département. Il s’est plu à rappeler qu’il s’agissait d’une liste plurielle, associant outre l’UMP, l’ensemble des formations politiques de la droite, du centre et même du centre-gauche (Nouveau-Centre, Parti Radical, Gauche Moderne, Pêche, Chasse et Nature…) avec une large participation de membres de la société civile. Une liste de large Union qui mérite d’être saluée en Aveyron. Il est vrai que la division a trop souvent été la règle par le passé dans ce département.

Le président du Conseil général a dit combien, avec ses colistiers, il était ravi d’aller sillonner le département pour expliquer le programme défendu par la liste régionale et mobiliser les populations pour faire en sorte que l’Aveyron sorte gagnant de se scrutin. Il n’a pas manqué de rappeler le maigre bilan du socialiste sortant qui, après avoir bloqué pendant des années l’aménagement  de la RN88 à 2 fois 2 voies entre Carmaux et Rodez,  ne s’est finalement engagé à cofinancer cet investissement qu’à l’approche de l’élection, à des fins purement électorales. Jean-Claude Luche a rappelé qu’il n’allait pas se contenter de cette avancée et qu’il allait mobiliser la région Midi-Pyrénées afin de poursuivre l’aménagement en section autoroutière de la RN88 de Rodez à Séverac-le-Château, y compris le grand contournement de Rodez. Un dossier que Brigitte Barèges s’est clairement engagée à défendre si elle est élue. Un programme qui ne peut que plaire aux aveyronnais après tant de décennies d’attente !

De son côté, la dynamique tête de liste à ces élections régionales en Midi-Pyrénées et maire de Montauban, n’a pas manqué de fustiger le piètre bilan du président de région sortant qui, en 12 années, n’a pas fait grand-chose et se serait cantonné à quelques saupoudrages de collectivités socialistes amies au détriment de celles qui n’étaient pas de son bord. Selon Brigitte Barèges, aucun grand projet n’a vu le jour pour renforcer le dynamisme et la cohésion régionale, notamment dans les domaines de l’économie et des transports. Le président de région serait plus vaillant  pour s’opposer par tous moyens à la politique conduire par le président de la République et son gouvernement, démocratiquement élus, qu’à mener une politique cohérente au profit de la région Midi-Pyrénées dont il a la charge.

Le bilan de Martin Malvy apparaîtrait d’autant plus catastrophique au vu des résultats obtenus par son prédécesseur à la tête de la région : Marc Censi. Brigitte Barèges qui s’est félicitée de l’appui  de ce dernier à sa liste aux élections régionales et a rappelé combien son mandat à la tête de la région, par sa grande ouverture politique vis-à-vis des collectivités de gauche et la mise en œuvre d’un véritable projet régional, avaient positivement marqué la région, à tel point qu’aujourd’hui beaucoup, y compris à gauche, regrettent ces moments. Elle a affirmé s’inscrire dans cette démarche.

Pour conclure, Brigitte Barèges a dit compter sur l’Aveyron pour être élue à la tête de la région et mettre en œuvre son programme au service du renouveau de la politique régionale. Compte tenu des divisions et des difficultés de report de voix à gauche, la victoire reste possible pour le deuxième tour en Midi-Pyrénées.

Osons Midi-Pyrénées !

Les 12 candidats aveyronnais de la liste Osons Midi-Pyrénées, conduite par Brigitte Barèges : 1- Jean-Claude Luche ; 2 – Anne-Sophie Monestier-Charié ; 3 – Serge Roques ; 4 – Nathalie Auguy-Périé ; 5 – Christophe Laborie ; 6 – Émilie Gral ; 7 – Serge Niel ; 8 – Danielle Fabre ; 9 – Pascal Carlos ; 10 – Monique Alies ; 11- Sébastien David ; 12 – Brigitte Mazars.

Plus d’infos : Brigitte Barèges, régionales Midi-Pyrénées 2010Brigitte BarègesUMPNouveau-Centre

Google: face aux cyber-attaques de hackers chinois, l’entreprise défie la Chine

Le groupe américain Google, soutenu par son gouvernement, menace de se retirer définitivement de Chine en raison de la censure et d’attaques informatiques répétées visant notamment sa messagerie Gmail. L’entreprise suspecterait certains de ses 700 employés chinois et procède actuellement à des investigations internes pour en identifier l’origine.

Ces derniers jours, de nombreux comptes Gmail (la messagerie de Google) de journalistes étrangers travaillant en Chine ont été piratés, a affirmé lundi le « Foreign Correspondents Club of China » (FCCC) basé à Pékin. Selon elle : « Les correspondants étrangers de plusieurs bureaux à Pékin ont récemment découvert que leurs comptes Gmail avaient été piratés. FCCC « rappelle à tous (ses) membres que les journalistes en Chine ont fait l’objet d’attaques ciblées de pirates au cours des deux dernières années ». L’association de journalistes appelle ses membres à faire preuve de vigilance en surfant sur internet et à ne pas ouvrir de pièces jointes suspectes. Outre l’utilisation d’anti-virus, FCCC recommande de changer régulièrement de mot de passe qui doit comporter au moins 8 caractères.

De son côté, l’ONG Reporters sans frontières (RSF) a exprimé « son indignation et sa vive inquiétude ». « En visant des journalistes étrangers basés à Pékin, les hackers tentaient probablement d’obtenir des contacts et des informations sur ces militants des droits de l’homme qui acceptent de parler à la presse étrangère ». « Compromettre les moyens de communication de ces reporters revient à mettre en danger leurs sources et à les intimider », ajoute l’organisation. RSF « condamne fermement ces attaques et demande au ministère chinois de l’information et de la technologie de fournir des explications ».

C’est ce contexte que Google a annoncé le 19 janvier avoir reporté le lancement prévu en Chine, de deux téléphones portables. Cet annonce intervient moins d’une semaine après que l’entreprise ait menacé de se retirer totalement de Chine en raison des cyber-attaques dont elle est l’objet.

L’entreprise américaine n’a pas précisé la durée de ce report et laisse planer le doute pour faire pression sur le gouvernement chinois. En dépit des négociations en cours avec Pékin, la rancœur de Google semble tenace. L’annulation du lancement des terminaux mobiles sous Android qui devaient être lancés en partenariat avec Samsung et Motorola auprès de l’opérateur China Unicom, constitue la réponse de Google aux déclarations du représentant du gouvernement chinois qui a récemment et clairement réaffirmé : « les entreprises étrangères implantées en Chine doivent respecter les lois chinoises, l’intérêt public et les traditions chinoises (…). Google ne fait pas exception à cette règle. » Voilà qui a le mérite d’être clair !

En effet, depuis quelques jours, Google qui s’était jusqu’alors plié aux injonctions de Pékin, a mis un terme à l’obligation qui lui était faite de filtrer les recherches. Les requêtes effectuées sur Google permettent désormais au numéro deux du marché chinois, de faire apparaître des liens vers de nombreux sites d’opposants au régime communiste chinois, y compris vers la célèbre photographie du manifestant de la place Tienanmen, toujours interdite en Chine. Ce qui n’est pas du goût du gouvernement chinois qui entend continuer à imposer sa dictature de l’information à tout prix ! Manifestement, le peuple chinois, qui n’en peut plus d’être bridé, semble soutenir Google. Le bras de fer ne fait que commencer.

Google a expliqué avoir repoussé le lancement de ses terminaux mobiles en raison des incertitudes sur l’avenir de l’entreprise en Chine. Après l’expérience amère du développement de son moteur de recherche en Chine, l’entreprise semble découvrir aujourd’hui qu’elle n’avait été autorisée à se développer localement que pour mieux favoriser l’entrée sur le marché d’entreprises chinoises, grâce notamment au pillage industriel organisé et à de nombreuses contraintes techniques et règlementaires. On comprend que Google hésite aujourd’hui à aller plus en avant dans le développement d’autres secteurs industriels, au risque de faire le lit des chinois.

Entre les attaques informatiques répétés et le piratage de comptes Gmail de défenseurs des Droits de l’Homme et de journalistes étrangers travaillant en Chine, les relations entre Google et l’ Empire du Milieu sentent d’autant plus le soufre que Google semble enfin découvrir le double jeu de Pékin, largement suspecté de soutenir certains groupes de cyber-pirates et autres hackers à son profit. Les chinois sont aujourd’hui passés maîtres dans l’art du piratage et du pillage informatique mondial. Le problème c’est que la Chine n’est rien d’autre qu’une dictature, aujourd’hui premier exportateur mondial, qui ne cesse de contrôler et protéger son marché intérieur au détriment des autres nations industrielles.

Il est temps de mettre un terme à ces pratiques inadmissibles et anti-démocratiques de la Chine qui nuisent à l’équilibre de l’économie mondiale.

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Chine : le nouvel impérialisme (3)

La Chine est aujourd’hui le premier pollueur de la planète

Pays parmi les plus pollués de la planète, aujourd’hui en voie de désertification avancée (manque d’eau, avancée constante du désert, tempêtes de sable fréquentes, superficies agricoles en régression, …), la Chine est à court terme directement menacée par le réchauffement climatique. Chaque année, d’importantes populations doivent quitter leurs terres devenues arides pour des régions moins hostiles et plusieurs centaines de milliers de personnes meurent des effets de la pollution.

C’est la raison pour laquelle, plus que tout autre pays, la Chine ne peut aujourd’hui s’exonérer d’une véritable politique de réduction des rejets de CO2 et de respect de l’environnement. Même si elle fait d’importants efforts dans les domaines de l’énergie éolienne et solaire, vu l’urgence climatique et ses besoins colossaux en énergie, les chinois ne peuvent aujourd’hui prétendre développer égoïstement leur économie au détriment de leur propre population et de la planète toute entière. Devenue le principal émetteur de CO2 au monde, devant les USA, la Chine, du fait de ses réserves financières générées par l’important excédent commercial, met en péril l’équilibre de l’économie mondiale et l’avenir de la planète. Pourquoi une telle attitude suicidaire alors qu’elle a les moyens financiers et industriels de se développer, tout en réduisant son empreinte environnementale ?

Par son refus de règles contraignantes et la création d’une instance internationale de contrôle de la pollution, la Chine fait figure de principal responsable de l’échec de la conférence de Copenhague de décembre 2009. Une occasion manquée alors qu’elle avait l’opportunité d’apparaître comme une grande nation responsable, notamment à l’égard des pays les plus pauvres directement menacés par le changement climatique. Ce repli sur soi est d’autant plus irresponsable qu’elle avait l’occasion de montrer sa confiance en la capacité de son économie à s’adapter et à se développer proprement. Malheureusement pour la planète, la Chine a fait le choix de la facilité et de la fuite en avant pour accentuer encore sa course au développement et tenter de s’imposer face aux grands pays développés. Il s’agit là d’un jeu extrêmement dangereux pour la Chine qui, en déstabilisant le monde, risque de générer un tsunami d’une intensité telle qu’elle aura mal à s’en remettre.

Plutôt que de vouloir apparaître plus gros que le bœuf et de se sentir obligé de montrer sa force, le gouvernement communiste chinois serait mieux inspiré de s’inquiéter du bien-être de son peuple, largement laissé pour compte et majoritairement à l’écart des richesses, sans qui la croissance et le développement ne peuvent se faire durablement. Le pillage économique sous toutes ses formes et la fuite en avant ne peuvent permettre d’assoir durablement l’économie d’un pays, quel qu’il soit. Après une croissance exponentielle, favorisée par le non respect des règles économiques et démocratiques dont elle s’est exonérée, la Chine ne risque-t-elle pas de retomber directement dans le féodalisme et le misérabilisme ?

Et si le réveil brutal et les excès d’une Chine impérialiste conduisaient le pays à l’implosion pure et simple, entraînant avec elle le monde entier dans une profonde dépression ?

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